Selon les syndicalistes, la totalité des employés de trois sociétés d’acconnage (SatNui, Cowan et Cotada) sont entrés en grève ce mardi.
Les organisations salariales s’inquiètent en premier lieu des conséquences du renouvellement à venir des autorisations d’outillage privé avec obligation de service public (AOP-OSP) sur l’emploi local. Un appel d’offres a en effet été lancé par le Pays auquel des entreprises étrangères, comme hexagonales, peuvent concourir.
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Selon le secrétaire général de la CSTP/FO, Patrick Galenon, le président Moetai Brotherson a d’ores et déjà accepté « de rallonger de 20 ans la convention » permettant aux trois sociétés locales d’œuvrer au Port Autonome.
« Nous avons donc décidé de débarquer le bateau -arrivé il y a peu, ndlr », dit-il. Un « gentlemen agreement » pour que les conteneurs «ne repartent pas et que la population ne subisse pas des hausses de prix ».
« Mais le barrage va persister car il y a d’autres points de revendications qui n’ont pas été acceptés », ajoute le leader syndical.
« Protection de l’emploi local »
Les conteneurs déchargés vont donc rester, pour l’heure, en zone sous douane. « La problématique, c’est que d’ici à la fin de la semaine, près de 1000 conteneurs vont être débarqués. Il n’y aura bientôt plus de place », indique encore Patrick Galenon.
Car le secrétaire général de la CSTP/FO reste fermement opposé à l’appel d’offres lancé par le Pays qui est toujours en cours. « Ce qu’on souhaite, c’est qu’il n’y ait pas d’appel international. Si c’est quelqu’un de l’extérieur qui arrive, il met deux portiques et au bout de trois ans, on n’a plus besoin de nos salariés », souffle-t-il.
« Pour la protection de l’emploi local », il souhaite donc « qu’on puisse sur une génération, c’est-à-dire au moins 20 ans, conserver nos emplois. Ils -le gouvernement, Ndlr- sont en train d’y réfléchir ».
Autre point de revendication : l’emploi, par des sociétés d’acconage, de personnels patentés. « Ce serait bien que le Port autonome et l’Inspection du travail viennent faire le ménage », demande le syndicaliste.
« Nous voulons des transporteurs qui puissent être clairs », explique-t-il, lui qui souhaite que ces patentés « puissent avoir les mêmes grilles salariales que celles des transporteurs des trois acconiers ». Patrick Galenon dit attendre « calmement d’être invité » à la table des négociations.



