On l’a constaté ces derniers jours : l’engouement pour le Matava’a 2025 de Ua Huka est au rendez-vous. Sur le site de Tetumu, la foule afflue de jour comme de nuit, dépassant largement les prévisions initiales de 2000 visiteurs. Une fréquentation hors norme qui a conduit les organisateurs à adapter leur dispositif, notamment sur le plan sécuritaire.
« Nous avons tablé sur deux milles personnes mais lorsque j’ai vu la cérémonie d’ouverture, je me suis dit qu’il y’avait beaucoup, ce qui demande une grande organisation du point de vue de la sécurité, du médical, de la prévention, explique Ranka Aunoa, président du comité organisateur du Matava’a, soulignant l’ampleur du défi logistique. Nous tenons une réunion tous les matins, pour faire le bilan de la veille, et pour organiser les petits changements et les dispositifs a adapter pour que tout se déroule correctement ».
La sécurité a donc été renforcée, avec l’installation d’une brigade provisoire de gendarmerie, venue en appui des forces de police déjà mobilisées. Un dispositif pensé pour sécuriser le site mais aussi ses alentours.
« On assure la sécurité du site et de sa périphérie, mais également la sécurité du flux entre le site et les différents logements, avec en toile de fond la lute contre les produits stupéfiants et la sécurisation sur les axes », détaille le colonel Wilfried Leger, chef d’état-major, précisant les priorités de cette présence renforcée.

Du côté des festivaliers, cette montée en puissance des forces de l’ordre suscite des réactions contrastées. Certains se sentent rassurés, d’autres s’interrogent sur la proportion du dispositif.
« On n’était pas bien inquiet déjà de base, mais oui, c’est bien qu’ils soient là, ca permet de donner un cadre », observe une festivalière. « Moi je trouve que c’est un peu démesuré par rapport à l’évènement. Une présence policière oui pourquoi pas, mais là il y a des effectifs… on se croirait aux Jeux olympiques. Ça me semble un peu exagéré » , souffle un autre visiteur.
Un dispositif conséquent donc, mis en place avec un objectif assumé : permettre à chacun de vivre le Matava’a 2025 en toute sérénité, malgré une affluence record.



