Déjà initié à Mahina, le dispositif de restaurant scolaire gratuit s’étend désormais aux cantines du collège Henri Hiro et du lycée professionnel de Faa’a. Pour les parents d’élèves, dont certains doivent débourser jusqu’à 10 000 francs de cantine chaque trimestre cette annonce est accueillie avec un immense soulagement.
Gilda Teauna, trésorière de l’APE du collège, ne cache pas sa satisfaction : « Moi-même, qui suis mère d’un enfant au lycée, je suis contente d’avoir ce dispositif-là et je pense que les parents aussi seront très heureux de ce dispositif » .
Pour cette gratuité sans condition de revenus, il faut néanmoins se manifester auprès de la direction de l’établissement et monter un dossier. La mesure ne vient pas remplacer les aides existantes, mais s’y additionner : les bénéficiaires d’une bourse ne verront pas leur aide baisser.
Pour Samantha Bonet-Tirao, ministre de l’Éducation, cette aide universelle est avant tout un acte en faveur de l’égalité des chances. « Là on donne toutes les chances à tous les élèves sans distinction pour qu’ils puissent apprendre dans les meilleures conditions (…). La restauration scolaire est tout simplement l’acte fort qui va permettre à l’école d’accompagner ses élèves au mieux » , affirme-t-elle.
Reste désormais à transformer l’essai en attirant davantage d’élèves autour des tables de la demi-pension. « À notre niveau, nous espérons bien sûr une augmentation de la fréquentation, sachant qu’aujourd’hui, tous les élèves qui sont inscrits demi-pensionnaires ne viennent pas forcément déjeuner le midi à la cantine pour diverses raisons, peut-être que le menu ne leur convient pas toujours » explique Jean-Marie Colombani, agent comptable. « C’est sûr que quand il y a du poulet frites, tous les élèves viennent et quand il y a d’autres plats, ça attire un peu moins » s’amuse-t-il.
Des dizaines d’établissements devraient suivre. Pour financer ce projet, le Pays aurait d’ores et déjà estimé un budget global d’un milliard pour 2026.



