Les meilleurs gamers du fenua ont rendez-vous le 27 novembre sous le chapiteau de la Présidence pour la finale du Rockstar E-Sport Championship. Mais avant de décrocher leur place, les participants devront passer par les phases qualificatives, dont le coup d’envoi a été donné le 11 octobre.
Derrière cette compétition, l’Association e-sportive de Polynésie française (AESPF) poursuit un autre objectif : structurer la pratique des jeux vidéo et sensibiliser les jeunes à une utilisation raisonnée des écrans.
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Car si la Polynésie ne dispose pas encore de ligue amateur d’e-sport, l’association entend déjà en transmettre les valeurs. À commencer par le respect de l’adversaire, avant, pendant et après chaque partie.


« Le respect de la personne est un des principes les plus importants. Donc, avant chaque partie, on check. Après chaque partie, on check. Et en même temps, on ne dit pas de gros mots. On n’insulte pas l’autre personne. Quand on gagne, on peut célébrer. Mais tout en respectant l’autre », explique Danilo Tuahivaatetonohiti, président de l’AESPF, à deux joueurs avant leur affrontement.
L’e-sport pour mieux encadrer l’usage des écrans
Au-delà de la compétition, l’association souhaite également faire de l’e-sport un outil de prévention face aux usages excessifs des écrans. Pour son président, la pratique des jeux vidéo, lorsqu’elle est encadrée, peut contribuer à responsabiliser les jeunes joueurs.
« Le e-sport, c’est une des solutions aux addictions aux écrans. Il y a un fléau qui est connu sous l’addiction aux écrans, qui est un peu plus lié aussi à la démission des parents dans leurs responsabilités parentales. Mais l’addiction aux écrans, c’est un problème et il nous faut des solutions. Et le esport est une solution proposée par notre association. C’est d’encadrer leur utilisation des écrans. L’usage des écrans sans encadrement, ça nous envoie vers ces addictions et ces mauvaises utilisations, que ce soit sur les réseaux sociaux, etc. C’est extensible à plusieurs autres sujets et thématiques », estime Danilo Tuahivaatetonohiti.
Reste un obstacle de taille pour développer la discipline : le manque de lieux adaptés. Selon l’association, les salles de jeux vidéo et les cyberespaces du fenua ont tous fermé leurs portes, sans résister aux conséquences de la crise sanitaire.
Faute de structures permanentes, l’AESPF mise donc sur des installations éphémères, à l’occasion de manifestations populaires destinées à la jeunesse. Une manière d’aller à la rencontre des joueurs, de promouvoir les bonnes pratiques et de continuer à faire vivre l’e-sport au fenua.



