Conflit de représentation avant le conseil d’administration d’Air Tahiti Nui

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Ce mercredi, les délégués syndicaux de 7 organisations représentatives des salariés (dont le SPNT-ATN pour le personnel navigant technique, et le SPNL France Alpa pour les pilotes) ont publié un communiqué de désolidarisation après l’alerte lancée par le collectif ATN ce lundi. Le Conseil d'administration de la compagnie au tiare se tiendra ce jeudi.

(MÀJ 16h30) Le CA reporté pour des « raisons administratives »

En fin d’après-midi, ce mercredi, Air Tahiti Nui a annoncé le report du Conseil d’administration initialement prévu jeudi, pour des « raisons administratives » , sans donner plus de détails. Celui-ci se tiendra « à une date ultérieure » .

« Il n’existe, à ce jour, aucun dysfonctionnement opérationnel pouvant impacter la sécurité des voles Air Tahiti Nui, qui demeure la priorité de l’entreprise. Au sujet de la gouvernance, (le prochain Conseil d’administration) se réunira bientôt afin de nommer la prochaine équipe dirigrante. Celle-ci ne manquera pas d’échanger rapidement avec le personnel sur ses préoccupations » , précise ATN dans un second communiqué.

Le SPNT-ATN (personnel navigant technique), le SPNL France ALPA (pilotes), la CSTP-FO, A tia i mua, Otahi, O Oe to oe rima, et la CSIP : les délégués syndicaux de sept organisations ont co-signé, ce mercredi, un communiqué pour se désolidariser du collectif ATN, dont le courrier d’alerte publié lundi a créé moult remous avant le Conseil d’administration de la compagnie, ce jeudi.

Dans ce courrier de onze pages, des représentants du personnel avaient notamment pointé des difficultés financières importantes, un climat social nauséabond, ainsi qu’un flou sur l’orientation stratégique de la compagnie depuis le changement de direction en début d’année.

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Les organisations syndicales soulignent qu’elle « se désolidarisent formellement de cette initiative, qui n’engage que ses auteurs et ne saurait en aucun cas être présentée comme l’expression collective des salariés ni comme la position des organisations représentatives majoritaires de l’entreprise » .

« (…) toute prise de position engageant l’image de la compagnie, devrait par principe, faire l’objet d’un minimum de concertation et de validation au sein des instances représentatives » , ajoutent-elles.

« La situation actuelle d’Air Tahiti Nui appelle responsabilité, rigueur et sens de l’intérêt général, et ne saurait se satisfaire de communications publiques alarmistes, partielles » , concluent-elles.

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