Au large de Papeete un incendie s’est déclaré à bord de l’aremiti 6. L’hélicoptère Dauphin porte assistance à l’équipage. On compte de nombreux blessés et des décès.
Ça, c’est le scénario de l’exercice Ruahatu 2026. Il simule une intervention maritime de grande ampleur. Objectif : tester la réponse de la sécurité civile en conditions quasi réelles.
« C‘est le plan orsec dans ses différentes composantes, c’est-à-dire une composante SMGA, un sauvetage maritime de grande ampleur explique Chloé Demeulenaere, directrice de cabinet du haut-commissaire de la République. C’est aussi un NOVI, c’est-à-dire un exercice qui implique de nombreuses victimes. Et c’est aussi, et ensuite, pour les collègues du centre hospitalier, leur capacité à faire face dans le cadre d’un plan blanc, donc l’accueil de très nombreuses victimes au sein du centre hospitalier.«
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Dans le scénario, 3 médecins et 3 infirmiers ont été hélitreuillés à bord du bateau pour une première prise en charge des victimes.



À terre, sur le parking de la gare maritime, une chaîne de secours s’active en urgence. Un poste médical avancé est déployé avec tout l’équipement nécessaire pour traiter une centaine de victimes. À l’étage , une cellule psychologique est mise en place pour les passagers choqués.
« C’est la première fois qu’on fait sur le territoire un exercice où il y a un continuum entre la prise en charge des victimes en mer, l’arrivée et la prise en charge des victimes à terre et le transfert et la prise en charge des victimes à l’hôpital, rappelle le Dr Bertrand Remaudiere, chef de service du Samu- directeur des secours médicaux exercice Ruahatu 2026. L’idée c’est que chacune des étapes, on déborde les capacités de réponse habituelles pour qu’on organise notre capacité de réponse.«
Pas moins de 200 personnes participent à l’exercice. Le haut-commissariat, les forces armées, la police et la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le Samu, les équipes hospitalières, les services maritimes mais aussi les communes de Papeete et de Pirae, ainsi que des bénévoles de la sécurité civile.
Un entraînement grandeur nature, destiné à renforcer la coordination entre tous les acteurs.
Colonel Cécile Macarez, directrice de la Protection Civile coordonne « les équipes privées, publiques, associations agréées de sécurité civile, police, pompiers, tous ceux qui, de près ou de loin, vont collaborer. Il a fallu réquisitionner une zone pour faire un dépôt mortuaire, par exemple.
C’est aussi réquisitionner la gare maritime, préparer l’accueil des familles, préparer l’accueil des impliqués. Et en fait, tout ce zonage et cette cartographie, c’est un exercice. Mais c’est aussi pour nous quelques petites leçons qu’on a déjà tirées dès ce matin, en se disant, tiens, il faut qu’on pense à ça, il faut qu’on rajoute ça. »
Entre Tahiti et Moorea le trafic maritime est quotidien pour transporter des passagers. Pour cet entrainement, le dispositif est conséquent en mer comme à terre. Un test crucial pour s’assurer que face à une catastrophe réelle, la réponse est rapide, coordonnée et efficace.



