Baccalauréat 2026 : une première épreuve sous haute surveillance

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Première épreuve, premiers sujets pour les candidats au baccalauréat. Ce lundi matin, les Terminales ont ouvert le bal des examens avec la philosophie. Et cette année, une nouveauté s'invite dans les salles d'examen, pour faire face à l’omniprésence des smartphones.

Au lycée Paul-Gauguin, impossible de gruger pendant l’épreuve de philo. Le proviseur adjoint Max Hellio parcourt les rangées avec un détecteur capable de repérer téléphones portables et objets connectés.

« Il nous est déjà arrivé, en conseil de classe, d’entendre des élèves expliquer, lorsqu’on leur donne la parole pour faire un point sur le trimestre, qu’il y a de la triche dans certaines matières. ‘On ne trouve pas ça juste : sur certains gros devoirs, nous, on a révisé, mais on n’a pas forcément une bonne note et notre moyenne s’en ressent. Alors que ceux qui ont triché obtiennent parfois une meilleure moyenne.' »

 

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En rupture de stock dans l’Hexagone, ce nouveau dispositif est utilisé pendant l’épreuve, mais aussi lorsque les élèves se rendent aux toilettes. Cette mesure vise à garantir l’équité des examens.

« Ça coute 500 euros et avec la détaxe 700. Mais on le fait parce qu’on croit aux valeurs d’égalité et de respect du travail », déclare Isabelle Dinand, directrice lycée Paul Gaugin.

L’utilisation de l’appareil est également justifiée par la montée en puissance de l’intelligence artificielle et l’importance accordée à la plateforme Parcoursup. « Il y a eu un gros battage en début d’année autour de l’intelligence artificielle et de son usage lors des contrôles. C’est aussi important pour Parcoursup : il y a des places qui se jouent avec les moyennes. Donc si un élève n’a pas la moyenne qu’il mérite, il risque de prendre la place d’un autre qui s’est donné les moyens d’atteindre son objectif. »

Au lycée Taiarapu Nui, l’établissement ne recourt pas à ce dispositif, malgré sa possession. Une journée d’examen globalement réussie selon l’ensemble de l’établissement.

Tifany Spitz, élève en Terminale au lycée Taiarapu Nui est « soulagée et moins stressée, notre prof a vraiment été là pour ce thème, donc c’est bien ».

« Ils avaient tous l’air satisfaits, se réjouit Laurie Spreng, professeure et surveillante lors de l’épreuve. Je leur souhaite bon courage pour les épreuves qui restent.« 

Cette première épreuve marque le véritable coup d’envoi du baccalauréat. Pour les candidats, il faudra désormais enchaîner avec les autres examens prévus cette semaine.

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