À Arue, le CIRFA est un passage essentiel pour celles et ceux qui envisagent une carrière militaire. Loin des clichés de la caserne, le centre fonctionne avant tout comme un espace d’information et d’orientation.
Lors d’une réunion collective consacrée à la Marine nationale, lycéens et étudiants découvrent les spécialités proposées, les conditions d’engagement et les perspectives d’évolution. Un premier pas pour certains, un projet déjà mûri pour d’autres.
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« C’est un déclic qui est venu comme ça. Je me suis dit, pourquoi pas après mes études, partir dans la marine nationale pour suivre un peu la voie de mon grand-père, qui était dans la marine. Et pour pouvoir aussi voyager, découvrir autre chose, apprendre de nouveaux métiers » confie Kahiva Launet, étudiant.

Manahiva Teupoo, en troisième année de licence, vise le métier d’opérateur d’écoute dans le renseignement : « J’avais fait une première découverte de la Marine nationale au Forum des métiers qui a eu lieu à l’université. J’ai pu y découvrir le métier, j’ai pu voir, échanger avec quelques marins, quelques personnels. J’ai pu aussi découvrir la base navale, j’ai pu aller sur la frégate, ce qui m’a beaucoup plu ».
Après la constitution du dossier, les candidats doivent passer un entretien de motivation avec un conseiller, des tests physiques, un test psychotechnique ainsi qu’un entretien avec un psychologue. Un bilan médical complète la procédure.
« C’est la visite de sélection. Une fois qu’ils auront fini leur processus de recrutement, qu’ils sont retenus, le jour de leur intégration dans l’armée, ils feront ce qu’on appelle une visite d’incorporation. Ce sera un entretien avec un infirmier qui va vérifier qu’il n’y ait pas eu de nouveaux éléments, de nouveaux faits médicaux entre cette visite de sélection et le jour de l’intégration » explique le médecin adjoint de l’antenne médicale de Arue.
À 20 ans, Vahinui Teamo attend désormais la validation finale de la psychologue. Elle espère intégrer l’aéronavale comme matelot pont d’envol : « J’adore l’aéronautique et j’ai vu que sur la Marine, il y avait ce métier en rapport avec les avions, les hélicoptères et les aéronefs. Et du coup, je voulais tenter ma chance, pourquoi pas, vu que j’adore l’aéronautique, de me lancer dans ce métier ».
Deux profils, deux métiers.
« Là, c’est deux métiers qu’ils ont choisis complètement différents. Donc le Matelot Pont d’Envol. Sur le Charles de Gaulle, c’est un métier manuel, on est au cœur de l’action. Et l’autre métier, c’est plutôt du côté renseignement. Donc là, c’est vraiment un domaine qui recrute énormément en ce moment », précise le chef du bureau de recrutement de la Marine nationale en Polynésie française.
Chaque année, le CIRFA de Arue traite environ 250 dossiers de candidature. La Marine nationale recrute en moyenne 120 Polynésiens. La majorité part se former dans l’Hexagone, tandis qu’une vingtaine décroche un contrat de deux ans au fenua après sélection.
Matty, engagé depuis un mois, découvre les métiers de la base navale : « À la base navale, ils ont deux zones, ils ont la ZCS et la ZRN. Et à la ZRN, c’est là où il y a différents métiers comme la voilerie, la mécanique… il y a aussi l’électricité. Et moi, en entrant j’ai découvert l’électricité, en entrant pour moi c’était la mécanique, mais là en écoutant l’électricité et ce qu’ils font, ça me paraît assez intéressant ».
À Tahiti, le CIRFA est une passerelle essentielle pour sélectionner les prochains marins de la défense nationale.







