11 ans après sa création, l’école Poly3D fermera définitivement ses portes en août prochain. Un clap de fin, qui selon son gestionnaire, amorce une nouvelle dynamique.
« La page se tourne et s’ouvre sur d’autres formations numériques que la CCISM a en tête. Récemment, on a lancé deux parcours numériques en formation continue, des parcours très courts, impactant, 7h, 14h, sur des dimensions de marketing digital, qui sont assez proches du domaine numérique créatif. Et en proposant aussi des diagnostics numériques des entreprises et des patentés », explique Sébastien Lamy.
Au total 8 promotions seront sorties des bancs de cette école du jeu vidéo. Certains de ses diplômés font aujourd’hui la fierté de l’établissement après avoir intégré de prestigieux studios spécialisés dans l’animation ou le gaming.
« C’est une centaine d’étudiants qui ont été formés, qui ont intégré des Masters dans l’Hexagone ou au Canada, qui sont revenus, qui ont créé leur formation », sourit Sébastien Lamy.
Et d’ajouter : « Sur la partie professionnelle, ils ont vécu des expériences assez incroyables. Certains d’entre eux ont travaillé pour le comité des Jeux Olympiques de 2024, et d’autres ont rejoint des studios prestigieux, comme Marvel, comme Disney, ou des entreprises comme Vodafone. »
Frédéric Simonin, développeur chez Ubisoft à Montréal, a suivi de près le parcours de ces élèves. Il constate un fil des années leur montée en puissance.
« La réputation des étudiants qui sortent de Poly3D a suffisamment augmenté pour que, quand ils vont postuler (…) dans un studio en métropole ou en Amérique du Nord, par exemple à Montréal au Canada…il y a une réputation qui suit », constate-il.

Ce savoir-faire se retrouve dans leur dernière création intitulé Cardula. Un jeu de société 2.0 inspiré de l’univers du comte Dracula. Le projet a nécessité près de 1000 heures de travail et des litres de café.
« On a pu aboutir à un projet complet, très réussi, que ce soit artistiquement, que ce soit dans le plaisir de jeu. Dans l’univers des jeux vidéo qu’on appelle indépendant, c’est un jeu qui est très intéressant, qui a beaucoup de potentiel. Il mériterait d’aller plus loin qu’un projet tutoré à Poly3D », souligne Frédéric Simonin.
Yaelle, future diplômée et spécialiste du dessin numérique compte marcher dans les pas de ses ainés.
« On a beaucoup débouchés. On n’est pas obligé de rester dans le jeu vidéo. Je peux faire de l’animation, je peux travailler dans des studios d’animation, comme Illumination par exemple, ou même Disney aussi. Je crois que quelqu’un à Poly3D a fini chez Disney. C’est quelque chose de très inspirant quand on sait que des gens d’ici ont réussi à aller dans des studios comme celui-là », dit-elle.
Avant de ranger la souris, Poly3D invite la population à participer, le 30 avril prochain, à une présentation officielle du jeu Cardula et à échanger avec ses concepteurs.



