Le Salon Tech & Bio mise sur l’agro-transformation pour sublimer les produits du fenua

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Comment mieux valoriser les produits du fenua ? C'est l'un des enjeux de la première édition de Tech and bio Pacifique organisé jusqu'à samedi au lycée agricole de Opunohu à Moorea. Ce salon professionnel, consacré aux innovations agricoles, met notamment l'accent sur l'agro-transformation. Une manière de créer davantage de valeur à partir des productions locales.

Valoriser les produits du terroir, améliorer les pratiques agricoles et découvrir de nouvelles techniques. Pendant trois jours, Tech &bio réunis agriculteurs, experts et professionnels autour d’ateliers, de démonstrations et de conférences.  Parmi les grandes thématiques abordées lors de cette première édition : l’agro-transformation.

« On veut tous faire des confitures chez nous. Mais avoir la bonne recette, la bonne technique pour que la confiture se garde longtemps et qu’elle soit dans la bonne concentration, cela fait partie des sujets évoqués. Comme la glace, les sorbets. C’est la valorisation de tous ces produits vivriers et locaux. Comment faire pour les valoriser », explique le directeur de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire, Marc Fabresse.

 

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Au-delà de la production, l’objectif est d’aider les agriculteurs à transformer une partie de leur récolte pour développer de nouveaux produits et mieux valoriser leur travail

« L’acte de production, n’est que le premier acte », souligne Bertrand Chaveron, le directeur du salon Tech and Bio Pacifique, « il y en a un deuxième, qui est de donner une valeur ajoutée au produit. C’est de la transformation. Et ça, ce ne sont pas uniquement les entreprises qui doivent le faire, qui doivent s’approprier cette valeur ajoutée. Elle doit aussi revenir à l’agriculteur ».

Au Salon, cette valorisation passe par de nouvelles recettes imaginées à partir de produits du fenua avec un objectif : donner envie d’en consommer davantage.

« Il faut créer de nouveaux produits appétents pour attirer et consommer plus de produits locaux. Quand on donne aux gens des morceaux de taro ou de fe’i bruts, ils n’en mangent pas beaucoup. Pour changer leur alimentation, il faut essayer de diversifier un peu tout ça et d’augmenter la part de vivriers locaux. On a essayé de les transformer dans d’autres produits comme les pâtes, ou des gnocchis. Des nouveaux produits un peu plus appétents », indique Michael Vandal, le responsable du pôle agro-transformation de la Direction de l’agriculture.

Pâtes de mape, gnocchis de taro, confiture, ou encore sorbets, les organisateurs espèrent, démontrer que l’innovation ne se limite pas aux techniques de production. Après deux jours consacrés aux professionnels, le Salon ouvrira ses portes au grand public, ce samedi.

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