Le ministère de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Cause animale apporte des précisions après les récentes inquiétudes suscitées par la présence d’un chenil illégal à Afaahiti. Depuis les premiers signalements en novembre 2025, les services du Pays, notamment la Direction de l’environnement (DIREN) et la Direction de la biosécurité (DBS), indiquent être mobilisés pour évaluer la situation et identifier des solutions adaptées.
Selon le ministère, l’activité relève de la réglementation applicable aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Une procédure administrative contradictoire est actuellement en cours. À l’issue des délais légaux, des mesures pouvant aller jusqu’à la suspension puis la fermeture du site exploité sans autorisation pourraient être prises. Le dossier doit être présenté à la commission des installations classées à la fin du mois de février.
Parallèlement à cette procédure, les autorités organisent le recensement complet des animaux présents, leur évaluation sanitaire et comportementale par des vétérinaires, ainsi que leur répartition temporaire vers des structures autorisées, avant leur déplacement progressif après décision administrative. L’objectif affiché est de garantir à la fois la protection des animaux, la sécurité sanitaire et la tranquillité des riverains. « Seule l’intelligence collective permettra d’améliorer la condition animale, la tranquillité des riverains et le vivre-ensemble au fenua » précise Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, des Ressources marines, de l’Environnement, en charge de l’Alimentation, de la Recherche et de la Cause animale (MPR). « Les préoccupations des habitants sont pleinement entendues, les associations jouent un rôle essentiel et les animaux recueillis doivent également être protégés. Tout est mis en œuvre pour concilier respect des riverains, soutien aux bénévoles et bien-être des animaux, dans un climat apaisé et constructif » ajoute-t-il.
Le ministère précise également que la recherche de terrains domaniaux susceptibles d’accueillir les animaux dans de meilleures conditions est en cours. Plus largement, les services du Pays poursuivent les campagnes de stérilisation, d’identification et de sensibilisation destinées à lutter contre la problématique des animaux errants.
Enfin, les autorités rappellent que toute activité de refuge ou de garde d’animaux exercée sans autorisation réglementaire expose son exploitant à des sanctions administratives et pénales, et soulignent la nécessité d’une coordination entre l’État, le Pays, les communes, les vétérinaires et les associations. Pour rappel, seul le Pays est compétent en matière de bien-être animal, de biosécurité et de réglementation des installations classées, tandis que les communes sont responsables de la gestion des animaux errants et des fourrières animales.



