À Tatutu, une journée pour mieux comprendre les métiers pénitentiaires

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Sur le site du centre de détention de Tatutu, à Papeari, les professionnels de l’administration pénitentiaire ont ouvert leurs portes ce jeudi. Objectif : faire découvrir au public des métiers encore mal connus et susciter des vocations dans un secteur en manque de candidats.

Sur le parking du centre de détention de Tatutu, à Papeari, les uniformes ne passent pas inaperçus. Ce jeudi matin, la Journée des métiers pénitentiaires a attiré curieux et potentiels candidats venus en apprendre davantage sur un univers souvent méconnu.

Une initiative portée par les professionnels du secteur, qui souhaitent changer le regard du public sur ces métiers. « Cela permet de présenter l’ensemble des métiers, parce qu’on a beaucoup de métiers. Et nous, on souffre, au niveau de l’administration pénitentiaire, d’une mauvaise image. Donc ça nous permet d’ouvrir un peu nos portes et de présenter l’ensemble des métiers. Parce qu’il y a des surveillants, et le travail des surveillants est très mal ou peu connu du grand public. Mais on a aussi des officiers, des administratifs, des personnes techniques… » explique Myriam Robert, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, et organisatrice de la Journée nationale des métiers pénitentiaires au fenua.

 

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Au programme : démonstrations de techniques d’intervention, présentation de matériel de sécurité et mises en situation. Une immersion concrète pour mieux comprendre les missions et les réalités du terrain.

Au-delà de la découverte, l’événement vise aussi à répondre aux besoins de recrutement : « Pour les surveillants, on recrute énormément. Il y a deux concours par an. Malheureusement, il n’y a pas de place sur le territoire. Mais sur chaque concours, on a à peu près 100 Polynésiens qui réussissent et qui font vraiment le choix de partir travailler en France. (…) On recrute aussi des administratifs tous les ans, avec la possibilité d’avoir quelques places sur le territoire, comme les agents techniques. On en a besoin car on a des locaux, des besoins en informatique, pour les cuisines… ».

Pour cette troisième édition, la Journée des métiers pénitentiaires pourrait bien avoir éveillé des vocations chez certains visiteurs, en quête d’une nouvelle orientation professionnelle.

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