Comme chaque 1er janvier, le quartier d’Afarerii, à Papara, a été le théâtre d’importantes nuisances sonores. Dès la nuit du réveillon, une centaine de passionnés de carbass se sont rassemblés à l’entrée d’une servitude, faisant résonner leurs percussions bien au-delà du lever du jour. Une situation qui a eu des conséquences concrètes pour les habitants du secteur, mais aussi pour un commerce voisin, contraint de rester fermé.
En effet, par mesure de sécurité, la gérante explique avoir renoncé à ouvrir son établissement, craignant pour la sécurité de ses clients et de ses employés. Une décision qui s’est traduite par un manque à gagner, et qu’elle a choisi de dénoncer publiquement à travers une lettre adressée à la commune. « Comme tous les ans, il y a des attroupements qui se font là, à l’entrée de la servitude. Ce qui nous a empêchés d’ouvrir le commerce, pour la sécurité de la clientèle et des employés. Même à l’intérieur du magasin, pourtant bien isolé, on avait l’impression d’être au milieu de la fête ! » témoigne la gérante.
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Du côté des riverains, la lassitude est palpable. Si les nuisances sont devenues habituelles chaque 1er janvier, leur durée a cette fois surpris. La fête, généralement limitée aux premières heures du jour, s’est prolongée jusqu’à 18 heures, malgré de nombreux signalements adressés aux forces de l’ordre. « Ce qui m’a surprise, c’est la réponse du Tavana. Les policiers municipaux sont venus, puis sont repartis en disant qu’ils avaient reçu l’ordre de partir. Moi, là, je me suis énervée, j’ai appelé Tavana et je me suis dit, cest quoi ça ? Pourquoi il n’y a pas d’intervention ? Pn m’a répondu que ce n’était pas sur la voie publique. Voila, maintenant, ça va aller plus loin, nous ce quon demande c’est stop », explique Hinanui Putoa, présidente du lotissement.
Les amateurs de carbass présents ce jour-là assurent pourtant qu’aucun incident n’a été constaté. Conscients de la gêne occasionnée, ils regrettent surtout le manque d’espaces dédiés à leur pratique, qui les contraint à se réunir dans des zones habitées.

« On s’excuse pour le mal occasionné, mais c’est une fois dans l’année. On sait que ça fait beaucoup de bruit, mais on n’a pas d’autre endroit où aller. S’il y avait un autre spot, ok, mais là, il n’y en a pas. C’etait que de la bonne ambiance et de la joie. Y’a pas eu de débordement, pas de bagarre. On n’est pas des criminels ! Au contraire, elle aurait du ouvrir son magasin; elle aurait fait un bon chiffre d’affaire », assure l’un des participants.
Face à une situation devenue récurrente, plaignants et représentants de la municipalité se sont réunis jeudi dernier afin d’évoquer des pistes de solution. À ce stade, deux plaintes ont été déposées auprès de la gendarmerie et deux courriers ont été adressés au procureur de la République. Les riverains espèrent désormais des mesures concrètes pour que ces nuisances ne se reproduisent plus lors des prochains réveillons.



