Des percussions, des chants et danses traditionnels ou religieux, de l’artisanat avec du matériel recyclé… autant d’activités que les enfants de 4 à 14 ans partagent en centre de vacances avec leurs animateurs. Objectif : renouer avec les choses simples de la vie.
« On a fait des sorties à la rivière », raconte Manuaki. « Là, on va décorer le pot. Et on décore avec des coquillages et du ruban », confie Tevaiora.
Mananui quant à lui « aime le fait d’être en colonie au lieu de rester à la maison. Parce qu’à la maison, on s’ennuie. »
Parfois, dans les activités, chacun y va de son imagination… « J’ai construit un Titanic, explique le jeune Heitiarii. J’ai utilisé du carton pour faire la coque et du rafia pour relier les branches de l’avant à l’arrière (…) Je me suis éclaté. Ça a duré 4 heures. »

À Mahaena, la voie s’ouvre vers une réappropriation des légendes, alors, dans toutes les activités des deux centres de vacances de la commune ont été tournées vers le thème « Enfant de la Terre des ancêtres ». « Ils ont participé à un grand jeu sur la légende de Hinaroria. Il fallait reconstituer la légende, détaille Vainui Flores, animatrice. Il y en avait qui savaient, il y en avait des enfants qui ne savaient pas. Mais grâce à ce jeu-là, ils ont pu apprendre une légende de Mahaena et c’est une réussite aussi pour nous. »
Les centres de loisirs sans hébergement de toute la Polynésie qui voient leurs effectifs augmenter. Selon leur calendrier, 51 centres ont été ouverts durant ces vacances, soit plus de 2000 enfants accueillis dans ces structures.
Tiare Wong Kim est directrice de centre. « Depuis 10 ans, nous avons quand même vécu des situations assez délicates : l’épidémie, la pandémie Covid-19, ou des dysfonctionnements qui ont été signalés au niveau des centres de vacances. Cela nous a permis de nous remettre en question et de repartir sur de bonnes bases, d’où le nombre grandissant des centres de vacances pendant les campagnes« ,
Et puisqu’ils ont été sages, les plus petits ont eu droit à une séance dans un cinéma de la Presqu’ile, samedi matin.



