Destination emblématique, Bora Bora reste l’une des principales portes d’entrée touristiques de la Polynésie. Son aéroport, installé sur un motu, a accueilli près de 410 000 passagers en 2025. Une fréquentation soutenue qui impose une organisation rigoureuse, notamment en matière de sécurité et d’accueil.
Depuis le 1er juillet 2025, l’exploitation de la plateforme a été confiée à Fenua Airports, société issue du groupement Egis-CCISM, dans le cadre d’une délégation de service public. Sur place, la direction est assurée par Tetuanuireia Hokuin, une enfant du fenua au parcours déjà bien ancré dans le secteur aérien : « Avant ça, j’ai eu un parcours assez atypique, on va dire. J’ai travaillé en France au niveau des opérations aériennes. Et j’ai rejoint Air Moana en 2023 pour être responsable de la piste des escales jusqu’à fin 2025. Et là, je viens de rejoindre Fenua Airports » confie la responsable de l’aéroport de Bora Bora. « C’est très symbolique. Je suis très fière parce que j’ai toujours eu la volonté de développer le fenua. Et encore plus maintenant de développer l’île d’où je viens » ajoute-t-elle.
À la tête de la plateforme, elle coordonne l’ensemble des opérations : aérogare, piste, parkings, pontons, mais aussi l’accueil des jets privés. Chaque jour, l’aéroport enregistre entre 10 et 15 mouvements d’avions, toutes compagnies aériennes confondues. Côté jets privés, l’activité fluctue selon les saisons, de 3 appareils par mois jusqu’à 15 en haute saison : « Nous avons surtout des aspects réglementaires en termes de sécurité. En tant que gestionnaire aéroportuaire, nous nous devons d’assurer un niveau de sécurité maximum au quotidien et en permanence pour les opérations aériennes ».

Pour assurer ces missions, 13 agents sont mobilisés quotidiennement, dont 8 pompiers. La majorité des équipes a été reprise de l’ancien concessionnaire, ADT, garantissant une certaine continuité dans les opérations : « On a plusieurs missions. La première, bien sûr, c’est le service de sauvetage, de lutte contre l’incendie des aéronefs. Après, on a des missions annexes comme le service PPA. C’est un service de prévention contre les risques de péril animalier. Ce qui consiste à faire des rondes en piste avant chaque arrivée et chaque départ d’aéronefs. Pour chasser les animaux et faire en sorte qu’il n’y ait pas d’animaux sur la piste pour les départs et les arrivées des aéronefs. Et en dehors des missions de pompiers, on a aussi des tâches annexes. Ça consiste à nettoyer autour des balisages, débroussailler… Ça peut être aussi une rénovation pour la caserne ».
Si Fenua Airports reste discret sur ses projets à moyen terme, un agrandissement de l’aérogare de Bora Bora est déjà envisagé, afin d’accompagner la hausse du trafic et le développement de la concurrence aérienne domestique.



