À Abu Dhabi, une Tahitienne raconte un quotidien sous vigilance « très accrue »

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Alors que les tensions émaillant le Moyen-Orient sont à leur comble, Hirirau, installée à Abu Dhabi avec sa famille, décrit une vie presque normale, malgré les alertes et la prudence renforcée sur les Émirats arabes unis, ciblés par des missiles et des drones iraniens.

« On entendait au loin des explosions, mais sans vraiment se rendre compte de la situation » . La situation tendue décrite par Hirirau, Tahitienne expatriée à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) pour des raisons professionnelles, est celle du Moyen-Orient.

L’Iran, cible d’une double offensive israélo-américaine, semble concentrer ses attaques dans les pays du Golfe sur les Émirats arabes unis, visés depuis samedi par des missiles et des drones. Alors qu’Abu Dhabi a officiellement rompu ses relations diplomatiques en fermant son ambassade à Téhéran, de nombreux touristes et résidents étrangers sont coincés dans les pays du Golfe, dont les espaces aériens sont fermés. 

 

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Le soir où elle a entendu les explosions, Hirirau se trouvait au restaurant avec sa famille. La musique couvrait en partie les bruits extérieurs. Rapidement, des alertes gouvernementales se sont affichées sur les téléphones, enjoignant leurs destinataires à se mettre à l’abri et s’éloigner des vitres.

« Aujourd’hui, le climat est assez calme, mais avec une vigilance très accrue. Tout fonctionne normalement, les restaurants, les centres commerciaux sont ouverts. Les restaurants et centres commerciaux sont ouverts, la circulation demeure fluide et les infrastructures fonctionnent normalement » , résume-t-elle.

Avec des enfants à la maison, la famille a instauré une routine rassurante. L’école se poursuit à domicile et, à chaque alerte, les plus jeunes ont adopté les réflexes à suivre. « Dès qu’on a des alertes sur nos téléphones, les enfants adoptent une routine qu’on leur a apprise au début, c’est-à-dire retrouver un adulte et se mettre à l’abri. Bien sûr, ma famille, mes proches sont très inquiets. Je reçois des messages tous les jours » , poursuit Hirirau.

L’espace aérien reste fermé et les déplacements sont limités au strict nécessaire. Face aux images impressionnantes diffusées à l’étranger, elle se veut rassurante et invoque la solidité des infrastructures de sécurité émiriennes. « Globalement, il ne faut pas s’inquiéter » , conclut-elle.

Ce mardi, Emmanuel Macron a annoncé des renforts militaires dans la région, estimant que l’Iran portait la « responsabilité première » de ce conflit déclenché par Israël et les États-Unis.

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