Vêtus de blanc, pancartes à la main, messages de paix inscrits sur les tee-shirts, ils étaient près de 500 à défiler entre Outumaoro et Faa’a. Une mobilisation rapide, lancée à peine 24 heures plus tôt sur les réseaux sociaux, dans un contexte de tensions entre bandes rivales. Le 25 mars dernier, une rixe impliquant plusieurs dizaines de personnes avait éclaté à Tavararo.
À l’origine de cette marche, des jeunes des quartiers revendiquant la paix, dont Murphy Tchen. Celui-ci s’est dit satisfait de la mobilisation. « Je ressens qu’il y a de l’amour, qu’il y a du respect, qu’ils ont répondu présent. La suite, c’est qu’il y aura la paix. Je demande pardon à tout le monde (…) les frères en prison, les gens que j’ai déçus (…). Malgré mon parcours carcéral, je n’aurais pas pensé qu’il y aurait des élus », confie-t-il.
L’organisateur, déjà confronté à des démêlés judiciaires par le passé, doit prochainement comparaître devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il est présumé innocent.

Autres personnalités notoires, des élus locaux des deux communes, marchant aux côté des habitants, en signe de soutien aux résidents. Conseil municipal à Faa’a, Aldo Tirao qui que ce sont eux qui « sont venus nous voir et nous ont écrit des lettres » pour faire cette marche.
« C’est à titre personnel et à titre de conseil municipal qu’on est là. Vu que c’était amorcé par les jeunes, on s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser passer l’occasion de les aider à tracer cette route-là. Ça fait des années qu’Outumaoro et Faa’a ont été en bisbille », ajoute-t-il.



