3,6 milliards de francs investis dans la surveillance spatiale à Tahiti

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Sur les deux radars de surveillance spatiale que la société Look Up installe à Papenoo, le premier est aujourd’hui achevé et doit entrer en service dans les prochaines semaines. Au total, 3,6 milliards de francs sont investis en Polynésie pour faire de Tahiti l’un des points stratégiques d’un futur réseau mondial de surveillance des satellites et des débris spatiaux.

Avec Rehua (Sorasys 2A), un œil sur l’espace devrait s’ouvrir depuis Tahiti avant la fin de l’année. Le chantier du premier radar de la start-up française Look Up Space à Papenoo est aujourd’hui terminé. L’entreprise spécialisée dans la surveillance et la sécurité spatiales va pouvoir entrer dans sa phase de tests, avec une mise en service prévue d’ici décembre.

En parallèle, la construction du second radar, Matarii (Sorasys 2B), toujours à Papenoo, se poursuit pour une mise en service dès l’année prochaine. Deux implantations qui représentent un total de 3,6 milliards de francs d’investissements au fenua.

 

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Leur mission : détecter, suivre et cataloguer les satellites et débris spatiaux en orbite basse, jusqu’à 2 000 kilomètres d’altitude, y compris de petits objets difficiles à détecter avec les systèmes traditionnels.

Cette technologie, qui combine capacités de détection au sol et services de surveillance et de gestion des opérations spatiales, doit permettre de fournir « une connaissance précise et indépendante de la situation en orbite » souligne la start-up.

Développé en lien avec le Pays, le haut-commissariat et les services de l’État en Polynésie, le projet a été cofinancé par le programme européen EU SST (European Union Space Surveillance and Tracking). Pour Look Up, les deux radars tahitiens doivent occuper « une place stratégique » au sein de son futur réseau mondial de surveillance de l’orbite basse.

Une étape majeure a été franchie fin janvier 2026 avec la signature d’un contrat d’hébergement avec Tahiti Nui Telecom, en présence du président Brotherson et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et du Spatial, Philippe Baptiste. Un contrat qui prévoit le développement du site ainsi que son hébergement et son exploitation sur une durée de 20 ans.

« L’ambition de Look Up est de construire avec le territoire, et non simplement sur le territoire, en mobilisant autant que possible les compétences, entreprises et partenaires locaux pour le déploiement, puis l’exploitation et la maintenance de ces infrastructures » précise la start-up dans un communiqué de presse diffusé en marge de sa participation àChoose Outre-mer 2026.

Après la Polynésie, d’autres radars sont prévus en Guyane, à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Avec Saint-Pierre-et-Miquelon, ces implantations doivent porter à six le nombre de radars ultramarins du réseau de Look Up. Avec le radar déjà installé en Lozère, l’entreprise vise ainsi un réseau de sept radars à l’horizon 2030, avec l’ambition de surveiller l’ensemble du trafic en orbite basse dès 2028.

« Dans notre métier, la géographie est une technologie. Les Outre-mer donnent à la France des positions uniques pour observer l’espace depuis plusieurs points du globe. En y déployant six radars, nous voulons transformer cet avantage géographique en capacité technologique et souveraine : une infrastructure française, opérée par Look Up, capable de produire une donnée indépendante sur ce qui se passe en orbite », souligne le cofondateur et CEO de Look Up, Michel Friedling. « Et nous voulons le faire avec les territoires, en associant autant que possible leurs entreprises et leurs compétences à cette nouvelle infrastructure mondiale ».

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