Quatre ans après son annonce, l’Institut du cancer de Polynésie française se dote officiellement de son laboratoire d’anatomopathologie. Derrière ce terme scientifique se cache une étape clé dans le diagnostic et le traitement des cancers.
« En fait, l’anatomocytopathologie, c’est vraiment le point de départ des diagnostics de maladies, et donc en particulier du cancer. C’est là qu’un médecin va faire l’analyse et va dire, il y a un cancer, il n’y a pas un cancer, donc c’est vraiment un moment très important, et aussi pouvoir compléter ces analyses avec des données supplémentaires pour caractériser au mieux le cancer, pour savoir quel traitement va le mieux marcher » explique Teanini Tematahotoa, médecin et Directrice de l’Institut du Cancer de Polynésie Française.
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Jusqu’à présent, les analyses de biopsies et de pièces opératoires devaient être envoyées à l’étranger. Un processus qui allongeait les délais de diagnostic. Grâce à ce nouveau laboratoire, les oncologues du territoire pourront désormais obtenir des résultats plus rapidement, un facteur déterminant dans la prise en charge des patients : « On sait qu’un cancer, c’est aussi une course contre la montre, et si on perd du temps à avoir le diagnostic et donc à lancer les traitements, on a potentiellement un cancer qui va être à un stade plus avancé, et donc soit une personne qui ne va pas pouvoir guérir, soit des soins qui vont coûter beaucoup plus cher. Donc notre message, c’est toujours ça, c’est faites-vous dépister pour détecter tôt, mais aussi, si derrière, l’analyse est rendue plus vite, ça veut dire un traitement plus rapide, et donc des gens qui vont guérir, et donc évidemment à terme des économies de santé ».
Ce nouvel équipement représente un investissement d’environ 800 millions de Fcfp pour le Pays. Un enjeu important, alors que la prise en charge des cancers représente chaque année près de 3 milliards de Fcfp pour la Polynésie française.



