L’insuffisance cardiaque, une pathologie à surveiller de près

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L'Unité Transversale d'Insuffisance Cardiaque (UTIC,) intégrée depuis avril dernier au CHPF de Taaone, permet d’améliorer le suivi des patients en cardiologie. En 2023, 511 hospitalisations y ont été enregistrées, engendrant des coûts élevés. L'UTIC se tourne donc vers l’éducation à la prise des traitements pour réduire les hospitalisations et à améliorer la qualité de vie des patients. Mais aussi pour réaliser des économies potentielles : 42 millions de francs par an.

UTIC pour Unité Thérapeutique de l’Insuffisance Cardiaque. Intégré au pôle cardiologie du CHPF depuis quelques mois, ce service accompagne et conseille quotidiennement des patients souffrant d’insuffisance cardiaque.

« Le but, c’est d’éviter les décompensations grâce à une équipe armée qui va s’assurer d’augmenter les médicaments le plus rapidement possible après l’hospitalisation. Pour le moment, je le fais en complément d’infirmières, mais, à terme, l’idée, c’est qu’elles soient en capacité d’augmenter les médicaments », explique le docteur Elisabeth Orloff, cardiologue au CHPF.

 

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Des personnels soignants entièrement dédiés aux patients de l’unité pour les accompagner dans le suivi rigoureux de leur traitement. L’idée ? Instaurer durablement de nouveaux réflexes de santé.

« Les patients sont ravis des ateliers qu’on leur propose. Le premier, c’est l’atelier de connaissance. Qu’est-ce que c’est qu’un cœur ? À quoi ça sert ? Comment ça fonctionne ? Et ça, ils me disent : ‘on ne savait pas’ », constate Agnès, infirmière spécialisée au sein de l’unité.

Et celle-ci d’ajouter : « Comprendre son corps, comprendre sa maladie, c’est quelque part un premier pas aussi pour l’accepter, vivre avec et pas contre. On peut essayer de la combattre, mais il va falloir vivre avec elle. »

On parle d’insuffisance cardiaque lorsque le cœur perd une partie de sa force musculaire et de sa capacité de contraction normale. La vigilance est donc de mise.

« L’insuffisance cardiaque est une pathologie compensée jusqu’au moment où il y a le petit grain de sable dans la machine un peu rouillé, entre guillemets. On a énormément de décompensations cardiaques suite à une infection, un érysipèle. Donc, c’est vraiment important de prendre en charge la moindre petite infection pour éviter une ré-hospitalisation quand on est insuffisant cardiaque », souligne docteur Elisabeth Orloff.

Ce service, à l’écoute des patients, permet de déceler rapidement les premiers signes d’une insuffisance cardiaque.

« On a des coups de téléphone régulièrement : ‘je me sens fatiguée, je me sens essoufflée, j’ai les jambes qui ont gonflé’, ce qui nous permet de réagir très vite et de ne pas attendre que la situation soit dramatique et qu’on ait besoin d’une évasan », note Agnès.

Preuve que cette unité est devenue cruciale au fenua, sur les 10 000 consultations en cardiologie chaque année, 600 concernent une insuffisance cardiaque.

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