Après les derniers épisodes pluvieux sur Tahiti et Moorea, l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (ARASS) signale une augmentation des cas de leptospirose, dont certains particulièrement sévères. Depuis le 1er janvier, 23 cas ont été confirmés par examen de laboratoire.
Parmi les personnes touchées, 21 ont dû être hospitalisées et 9 ont été admises en service de réanimation. Une personne infectée est décédée.
Les malades sont majoritairement des hommes, âgés en moyenne de 43 ans. Ils résident dans différentes communes de Tahiti, mais aussi à Raiatea et Moorea. Les enquêtes sanitaires révèlent fréquemment la présence d’une plaie cutanée et une exposition récente à des environnements humides, potentiellement contaminés par l’urine d’animaux comme les rats ou les cochons.
Les autorités rappellent que les formes les plus graves sont plus facilement diagnostiquées. Des formes bénignes peuvent également survenir sans être signalées.
La leptospirose se transmet lors du contact d’une peau lésée ou abîmée avec de l’eau douce, de la boue ou des sols contaminés. Le délai d’apparition des symptômes varie de deux jours à trois semaines après l’exposition.
La maladie débute le plus souvent par des signes proches d’un syndrome grippal : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires, parfois accompagnés de troubles digestifs. Dans de rares cas, elle peut évoluer vers des atteintes plus graves du foie ou des reins.
Gestes pour se protéger
– Protéger toute plaie avec un pansement étanche
– Porter des chaussures fermées lors d’activités en milieu humide
– Éviter autant que possible les eaux stagnantes.
Les autorités recommandent de consulter sans attendre un professionnel de santé en cas de fièvre élevée ou persistante, surtout en cas d’exposition à un environnement à risque dans les trois semaines précédentes. Un traitement antibiotique précoce, prescrit par un médecin, permet le plus souvent d’éviter les complications graves.



