Environ 12 000 femmes seraient ménopausées en Polynésie française. Un sujet encore tabu, pourtant universel, auquel s’intéresse une figure de la gynécologie : le jeune retraité docteur Sandrock. Après avoir pratiqué et accompagné plus de 10 000 accouchements, il consacre désormais son temps aux femmes à une autre étape de leur vie.
« La ménopause n’est pas la fin de la vie sexuelle, bien que ça crée très souvent des troubles dans le couple parce que le mari ne comprend pas, explique Dr Sandrock. Il pense que sa femme a un amant, qu’elle n’a plus envie d’avoir de rapport, et que ma foi c’est la fin du monde. Et la femme a beau lui expliquer, il y a toujours une baisse de la libido à la période de ménopausie, qui a moins d’envie, moins de désir, et ça on peut y remédier, en améliorant la qualité de la sécrétion vaginale, et puis en donnant parfois des petits stimulants pour essayer de résoudre ces difficultés. »
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Résoudre des difficultés parmi les plus intimes : c’est le quotidien du docteur Sandrock. Un engagement pour les femmes qui prend aujourd’hui une nouvelle forme, mais qui ne date pas d’hier. Des qualités reconnues désormais au plus haut niveau : il sera décoré de l’Ordre national du Mérite ce vendredi soir.
« Je ne sais pas qui a initié la chose de manière sournoise, vous allez dire. Mais ça m’a fait plaisir, et je trouve que c’est un signe de reconnaissance. Bon, ça flatte un peu mon égo aussi, bien sûr, mais c’est surtout un signe de reconnaissance du travail que j’ai fait et que je continue à faire. Et un encouragement aussi, à rester dans les mêmes valeurs et dans le même tracé de route. »
Un parcours et des valeurs qui l’accompagnent désormais à la tête d’un institut inédit en Polynésie, encore rare ailleurs. Preuve que même si l’horloge tourne, la passion du métier, elle, ne s’éteint pas.



