Cancer du sein : le dépistage avancé à 45 ans en Polynésie française

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer ce 4 février, l’Institut du Cancer de Polynésie française (ICPF) et le ministère de la Santé annoncent un renforcement majeur des dispositifs de dépistage. Depuis le 1er février 2026, l’âge du dépistage du cancer du sein est abaissé à 45 ans, tandis que le test HPV devient la référence pour le dépistage du cancer du col de l’utérus à partir de 30 ans.

C’est une avancée importante pour la santé des femmes du fenua. Depuis le 1er février 2026, l’âge du dépistage est avancé à 45 ans au lieu de 50 ans. Les femmes âgées de 45 à 74 ans révolus pourront ainsi bénéficier gratuitement, tous les deux ans, d’une mammographie, éventuellement complétée par une échographie. Ces examens sont pris en charge à 100 % par le Pays, sans avance de frais, et sans obligation de prescription médicale.

Pour les femmes vivant dans les îles, des dispositifs spécifiques sont également prévus afin de faciliter l’accès aux soins, avec la possibilité d’obtenir un rendez-vous en centre de radiologie sous cinq jours maximum, ainsi qu’une tolérance sur les âges et les délais entre deux examens.

 

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Cette mesure vise à détecter plus tôt les cancers du sein, qui restent les plus fréquents chez les femmes sur le territoire. Entre 2019 et 2021, près de 200 nouveaux cas ont été diagnostiqués chaque année en Polynésie française, avec une tendance à la hausse. Or, plus le cancer est détecté précocement, meilleures sont les chances de guérison.

Autre nouveauté majeure : le dépistage du cancer du col de l’utérus évolue avec l’introduction du test HPV. À partir de 30 ans, ce test, qui permet de détecter la présence du papillomavirus, remplace le frottis classique et sera réalisé tous les cinq ans. Entre 25 et 30 ans, le frottis reste recommandé tous les trois ans, après deux examens normaux consécutifs. Là encore, l’ensemble des examens est intégralement pris en charge. Le coût de la consultation reste en revanche à la charge du patient.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte sanitaire marqué par une incidence élevée des cancers. En moyenne, 963 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en Polynésie française, hommes et femmes confondus. Chez les femmes, les cancers du sein, de l’utérus et du poumon sont les plus fréquents, tandis que chez les hommes dominent ceux de la prostate, du poumon et du côlon.

Pour l’ICPF, ce renforcement du dépistage constitue un levier essentiel de santé publique : améliorer la prévention, favoriser un diagnostic précoce et réduire les inégalités d’accès aux soins.

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