963 nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année en moyenne en Polynésie française

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Le dernier rapport du Registre des cancers de Polynésie française fait état d’une hausse de 11 % du nombre de cas enregistrés entre 2019 et 2021, par rapport à la période 2015-2019. Le cancer du sein demeure le plus fréquent chez les femmes, tandis que celui de la prostate arrive en tête chez les hommes.

La Polynésie française a enregistré en moyenne 963 nouveaux cas de cancer par an entre 2019 et 2021. Présenté mercredi 29 juillet en Conseil des ministres, le dernier rapport du Registre des cancers met en évidence une hausse de 11 % du nombre de cas par rapport à la période 2015-2019.

Cette progression, observée régulièrement depuis 1985, s’explique par plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, la diminution d’autres causes de mortalité, l’amélioration du recensement des cas, mais aussi l’évolution des modes de vie. À l’horizon 2040, un Polynésien sur quatre devrait avoir plus de 65 ans.

 

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Le lien avec les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 « reste à établir de façon formelle », précise le communiqué. Cette question fait l’objet d’un cadre spécifique au titre de la loi Morin.

Le cancer du sein en hausse de 7 % par an

Avec 198 nouveaux cas par an, le cancer du sein reste de loin le plus fréquent chez les femmes. Son incidence progresse de 7 % par an depuis 2015 et un quart des cas sont diagnostiqués à un stade avancé. Il constitue également la première cause de décès par cancer chez les Polynésiennes.

Le dépistage organisé, proposé aux femmes âgées de 50 à 74 ans, touche environ 38,5 % de la population concernée, soit près de 6 400 mammographies par an. L’âge de prise en charge à 100 % de cet examen a par ailleurs été abaissé à 45 ans.

Le cancer du corps de l’utérus arrive en deuxième position, avec 44 cas annuels. Un tiers surviennent avant l’âge de 50 ans. Le cancer du col de l’utérus est moins fréquent, avec 16 cas par an, mais son taux demeure supérieur à celui observé dans l’Hexagone. Près des deux tiers des cas sont diagnostiqués à un stade avancé.

Prostate, poumon et cancer colorectal

Chez les hommes, le cancer de la prostate est le plus fréquent, avec 139 nouveaux cas par an. Son incidence augmente de 4,4 % par an et près de 30 % des cas sont détectés à un stade avancé. Il représente la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes.

Le cancer du poumon touche chaque année 90 hommes et 43 femmes. Première cause de décès par cancer chez les hommes et deuxième chez les femmes, il est diagnostiqué à un stade avancé dans près de 64 % des cas.

Le cancer colorectal concerne, quant à lui, 47 hommes et 26 femmes par an. Son incidence augmente chez les hommes, avec une progression annuelle de 10 %.

Des facteurs de risque très répandus

Le rapport souligne la forte présence de plusieurs facteurs de risque évitables au sein de la population adulte : 57,9 % des Polynésiens sont concernés par la sédentarité, 51,1 % par l’obésité et 32,8 % par le tabagisme. Près de la moitié de la population, soit 49,5 %, consomme également trop peu de fruits et de légumes.

Ces données doivent contribuer à l’élaboration du futur Plan cancer du Pays. La vaccination contre le papillomavirus humain, principal moyen de prévention du cancer du col de l’utérus, doit notamment être poursuivie. Une étude portant sur un schéma vaccinal en une seule dose est également annoncée. Une réflexion est également engagée sur la mise en place d’un programme organisé de dépistage du cancer colorectal.

Créé en 1984 et géré depuis 2022 par l’Institut du Cancer de Polynésie française, le Registre recense de manière continue les nouveaux cancers diagnostiqués au Fenua. Le rapport complet couvrant la période 2019-2021 est disponible sur le site de l’Institut du Cancer de Polynésie française.

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