L’union fait la force face au sortant. Arrivé en deuxième position avec 24,7 % des voix au premier tour des municipales, Dauphin Domingo (Tapura Amui no te Hitiaa o te ra) fédère les forces d’opposition. Ce mardi, avant le dépôt officiel des listes pour le second tour, il enregistre le ralliement de la liste d’Émile Paofai (10,7 % avec A here ia Hitiaa o te ra) et celle de Camélia Taupo-Papin (8,8 % avec Te ui hou no Hitiaa o te ra).
Mathématiquement, l’opération est serrée. En cumulant les 987 voix de ses nouveaux alliés, Dauphin Domingo espère combler l’écart de 903 voix qui le séparait d’Henri Flohr, arrivé largement en tête au premier tour avec 42,5 % des suffrages.
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Si l’alliance est scellée, l’intégration des colistiers sur une liste unique reste un exercice d’équilibriste. Tuterai Virau, colistier de Dauphin Domingo, l’admet volontiers : « Il y a encore des négociations à faire. Ce n’est pas évident de laisser une place sur certains sièges. Mais pour pouvoir changer, il faut pouvoir s’allier. Tout seul, on va vite ; avec tout le monde, on va plus loin ».
L’objectif affiché est clair : gagner du terrain, notamment sur le secteur stratégique de Papeno’o, pour inverser la tendance.
Face à ce bloc, le camp d’Henri Flohr dénonce une alliance de circonstance dépourvue de vision programmatique : « Nous, on est prêts à partir seuls. Là, il n’y a plus de combat réel sur les projets… il s’agit tout simplement d’abattre une personne », lance Philippe Tagaroa, co-listier du tavana sortant.
De son côté, Vincent Maono (Tavini ia Hitiaa o te ra), qui a recueilli 13,3 % des voix au premier tour, refuse de jouer les figurants. Malgré sa troisième position, il maintient sa candidature : « On va se défendre, on a notre mot à dire », assure-t-il.



