Municipales : les élections de Rangiroa et Arutua contestées devant le juge administratif

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À l’issue du premier tour des élections municipales, deux cas de double candidatures ont été identifiés à Rangiroa et Arutua. Une situation interdite par le code électoral, qui soulève des questions sur la validité du scrutin et a conduit l'État, dans les deux cas, à un recours devant la justice administrative.

À l’occasion du premier tour des élections municipales, deux situations de double candidatures ont été relevées à Rangiroa et Arutua, indique un communiqué du Haut-commissariat ce vendredi. À Arutua, il pourrait s’agir de Temaunu Richmond, présent au premier tour sur les listes No to tatou fenua et Te tiaituru no te taatoaraa. À Rangiroa, Hélène Manafenuaroa apparaît sur la liste Te reo api no mihiroa… et Helene Manafenuaroa, sans accents, sur la liste Na motu e maha.

« Une candidate de Rangiroa et un candidat d’Arutua ont en effet déposé deux déclarations de candidature auprès de deux listes distinctes » , précise le Haussariat. Une pratique pourtant strictement interdite par le code électoral. Le texte rappelle qu’il s’agit d’un « grave manquement aux obligations légales découlant du droit électoral », susceptible d’engager la responsabilité des candidats concernés, mais aussi celle des têtes de liste.

Le Haut-commissariat souligne que chaque candidat doit attester manuellement de son engagement sur une seule liste. « Tous les candidats ont été tenus d’inscrire de façon manuscrite (…) la mention attestant de leur consentement à se porter candidat sur la liste menée par le candidat tête de liste de leur choix », précise le communiqué. Malgré les contrôles effectués lors du dépôt des dossiers, ces doubles inscriptions n’ont pas été empêchées.

Au total, 4 876 candidatures ont été enregistrées pour ce premier tour, organisé le 15 mars 2026. Une fois les listes validées et publiées par arrêté le 27 février, aucune modification n’était légalement possible. « Il était légalement impossible pour le Haut-commissaire de retirer une candidature, quelle que soit l’irrégularité commise, y compris en passant par la voie juridictionnelle », insiste l’État.

Dans ce contexte, la seule voie de recours restait contentieuse. « Le seul moyen existant au regard d’une irrégularité de ce type, était que les opérations électorales soient contestées devant le tribunal administratif », écrit le Haussariat. Ce qui a été fait, à l’issue du premier tour, « dans les deux cas ».

Il appartient désormais au tribunal administratif de se prononcer sur la validité des opérations électorales dans ces communes.

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