À Faa’a, la campagne municipale s’annonce animée. Dirigée depuis 43 ans par Oscar Temaru , la commune la plus peuplée du territoire voit émerger plusieurs candidatures qui réclament un profond changement de cap.
Trois listes d’opposition se positionnent face à l’équipe en place, chacune mettant en avant la nécessité d’une rupture avec la gestion actuelle et une gouvernance plus proche du terrain.
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Le cadre de vie au cœur des critiques
Pour Moehara Tupana, tête de liste de « Amui tatou no oe Faa’a », la promesse est simple : améliorer le quotidien des habitants. Elle dénonce une dégradation progressive des quartiers et des infrastructures.

« Faa’a a une particularité, elle a une histoire, elle a une identité, et nous avons la forte conviction qu’il faut pouvoir participer à l’action communale mais aller au-delà des clivages. Lorsque je vois que nos routes sont dégradées, il y a des fuites d’eau partout, nos déchets, il y a une vraie problématique (…) On voudrait s’attaquer en premier lieu au cadre de vie de nos habitants. Les quartiers se sont clairement dégradés (…) et je suis confrontée à la réalité sociale et à la détresse des familles », affirme-t-elle.
Marché municipal, salle polyvalente, marina… projets attendus
De son côté, Mara Aitamai, à la tête de la liste « A here ia Faa’a », veut s’appuyer sur de nouveaux projets structurants pour dynamiser la commune.

« L’urgence qu’on nous demande, bien évidemment, c’est de construire le marché municipal. (…) On va présenter à la population les trois choix qu’on a, et c’est la population qui décidera. On va lancer aussi l’étude pour construire une salle polyvalente (…) et on va surtout construire une marina du côté de Vaitupa pour régulariser la problématique des yachts qui viennent au mouillage de manière un peu pirate », explique-t-il.
Autre voix de cette opposition, Teahurai Mauahiti, deuxième de la liste « Tefana to’u ai’a », menée par Wilson Tokoragi, insiste sur la nécessité d’impliquer davantage les habitants dans les décisions municipales.

« On ne peut pas travailler sans la population. (…) Ce que nous voulons mettre en place, c’est de travailler ensemble, pas qu’avec les maires et la commune, mais vraiment avec la population. (…) C’est une commune qui est morte, nous on ne veut pas ce genre de commune là. Ce que nous voulons, c’est une commune qui vit », assure-t-elle.
Malgré des programmes et des approches différentes, ces trois listes partagent une ambition commune : convaincre les électeurs de Faa’a qu’un nouveau chapitre politique est possible.



