Septième commune la plus peuplée de Tahiti avec près de 12 800 habitants, Paea s’apprête à vivre une bataille électorale animée. Longtemps ancrée dans le camp autonomiste, la commune de la côte ouest est passée sous bannière indépendantiste en 2020 avec l’élection d’Antony Géros. Le tavana sortant brigue aujourd’hui un nouveau mandat face à trois listes qui espèrent reconquérir l’hôtel de ville.
Si la question de la potabilité de l’eau fait consensus parmi les candidats, chacun tente d’imprimer sa marque.
– PUBLICITE –
Le maire sortant place la jeunesse et la prévention de la délinquance au cœur de son projet. « Nous avons des idées pour pouvoir accompagner ces jeunes dans le cadre de la prévention pour éviter qu’ils sombrent dans cette déviance. Il faudrait d’abord renforcer le noyau familial parce qu’il est complètement décomposé aujourd’hui. Je ne jette pas l’opprobre sur les foyers, mais je dis que les familles sont complètement désunies. Et donc il faudrait retrouver de la cohésion dedans et pour cela j’ai besoin de l’accompagnement des confessions religieuses qui savent bien faire et bien entendu du milieu associatif. Enfin nous, on apporterait les moyens pour leur permettre d’assurer ce rôle » explique Antony Géros, tête de liste Na Manu Ura E Rua Te Hono I Te Tumu Nui.
Une attention particulière portée aux jeunes que partage également Raveno Tau. À la tête de la liste Paea a Tia, il souhaite intégrer davantage les nouvelles générations aux décisions municipales : « C’est pour cela que dans nos grands projets, c’est l’ouverture encore de nos annexes de mairie pour que dans ces moments de formation qu’on puisse toucher pas simplement la population, mais aussi les jeunes ».
De son côté, Mike Chong Ayou, ancien premier adjoint du maire actuel et tête de liste Te Aho Ora Api no Paea, axe sa campagne sur le pouvoir d’achat et la question énergétique : « C’est vraiment sur cette énergie d’électricité que nous voulons réduire cette transformation et ce coût. Effectivement, il y a cette population qui est demandeuse et avec le coût de la vie qui est très élevé, il faut apporter des solutions pour limiter les dépenses directes du ménage et de la famille ».
Enfin, principale adversaire du tavana sortant, Tepuaraurii Teriitahi, qui conduit la liste A poihere ia Paea, met en avant la proximité et la présence des élus : « Le premier changement, c’est beaucoup plus de proximité, plus de présence du maire d’abord, mais aussi de l’ensemble du conseil municipal puisqu’aujourd’hui on a effectivement beaucoup de remontées de la part de la population qui nous dit que notre tavana n’est pas présent sur la commune. Et puis qui nous disent aussi qu’au niveau des élus qui l’entourent, il y en a quelques-uns mais pas beaucoup, donc nous vraiment première chose c’est une proximité, une présence à la mairie et dans la commune ».
Entre sécurité, jeunesse, pouvoir d’achat et gouvernance de proximité, les propositions se multiplient. Aux 9 000 électeurs de Paea désormais de trancher.



