Mahina : pas de retour aux urnes, Damas Teuira reste maire

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Pas de nouvelles élections à Mahina. Le tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté, ce mardi 13 octobre, les recours demandant l’annulation du scrutin municipal. Une décision contraire aux conclusions du rapporteur public, qui avait préconisé un retour aux urnes. Damas Teuira, réélu dès le premier tour avec 51,58 % des suffrages, conserve donc son fauteuil de maire.

Le tribunal administratif a rejeté, ce mardi, la contestation déposée par Émile Vernaudon, Hinoi Fritch et Gilles Teaotea contre les résultats du scrutin municipal du 15 mars dernier. Une décision qui va à l’encontre des conclusions du rapporteur public, lequel avait préconisé l’annulation des élections.

Au cœur du dossier, plusieurs publications diffusées sur la page Facebook officielle de la commune pendant la campagne électorale. Les requérants dénonçaient une communication valorisant le bilan du maire sortant, susceptible d’avoir influencé les électeurs. Un enjeu de taille, puisque seulement 88 voix avaient permis à la liste de Damas Teuira de franchir la barre des 50 % dès le premier tour.

 

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Une vidéo contestée, mais un argument soulevé trop tard

L’une des principales pièces du dossier était une vidéo publiée le 16 février 2026, mettant en scène le maire et la police municipale autour du dispositif de vidéoprotection de Mahina.

Dans son jugement, le tribunal relève toutefois que le grief portant sur le caractère promotionnel de cette vidéo n’avait été formulé que dans un mémoire complémentaire déposé le 22 mai, après l’expiration du délai de recours électoral. Les juges l’ont donc déclaré irrecevable.

Les requérants accusaient également la commune d’avoir diffusé une information trompeuse en annonçant disposer de 30 caméras de surveillance, alors qu’elle n’en aurait eu que 13. Mais selon les pièces examinées par le tribunal, Mahina dispose de 13 points de captage et de 50 capteurs optiques. Les juges ont donc estimé que cette communication ne constituait pas une manœuvre susceptible d’avoir faussé le scrutin.

Les autres publications également écartées

Le tribunal s’est aussi penché sur douze publications Facebook diffusées en janvier, retraçant les réalisations municipales de l’année 2025. Si leur ton était parfois valorisant, les juges ont considéré qu’elles relevaient de la communication institutionnelle et non d’une campagne de promotion électorale. Des rétrospectives similaires avaient d’ailleurs été publiées les années précédentes.

Autre point contesté : une vidéo diffusée en direct le jour du scrutin, montrant Damas Teuira entouré de ses soutiens lors d’une prière avant l’ouverture d’un bureau de vote. Le tribunal a estimé qu’aucun appel au vote ni propos de propagande électorale n’y figurait.

L’ensemble des griefs a donc été écarté.

Après l’audience du 29 septembre, Damas Teuira s’était dit « très serein », tout en assurant être prêt à repartir en campagne en cas d’annulation. « Si cette vidéo fait défaut, on est prêt à repartir au combat, il y a pas de souci », avait-il déclaré à TNTV.

Avec cette décision, le maire et son équipe peuvent poursuivre leur mandat, sans nouveau scrutin à ce stade.

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