Le préavis de grève, déposé vendredi dernier, rappelle sept revendications. Deux sont jugées incontournables : le paiement des heures supplémentaires et un plan de départ volontaire pour les marins les plus anciens, afin de favoriser l’embauche des jeunes. Ces mesures figuraient déjà dans l’accord signé en mars avec le Pays. Mais cinq mois plus tard, aucune concrétisation : d’où cette nouvelle mobilisation, qui intervient à peine quelques mois après la précédente.

Ce bras de fer ne porte pas seulement sur des mesures sociales : il met en lumière une crise de confiance entre les marins et leur employeur public. Juridiquement, la grève repose sur le non-respect d’un engagement contractuel.
Le trafic maritime interinsulaire, vital pour les archipels éloignés, est directement menacé. Dès aujourd’hui, les Gambier sont les premiers touchés par l’immobilisation du Tahiti Nui à quai.
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