Fonds de prévention sanitaire et social : Cédric Mercadal face aux critiques de la gestion des crédits

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    Après une journée de débats autour du manque de médecin, c'est de nouveau Cédric Mercadal qui était au centre de l'attention de la session extraordinaire de l'APF, ce mercredi. Le ministre de la Santé défend sa gestion du Fonds de prévention sanitaire et social (FPSS), face à des élus, Nicole Sanquer et Hinamoeura Morgant en tête, appelant à un soutien "urgent" sur le terrain.

    1,2 milliards de francs pour le fonds de prévention sanitaire et social (FPSS). Un montant qui a fait l’objet de longues discussions entre les représentants de l’APF et Cédric Mercadal lors de la session extraordinaire, ce mercredi. La veille, déjà, le ministre de la Santé avait été au cœur des débats, portant sur le manque de médecin au fenua.

    Car, selon Cédric Mercadal, les crédits abondants ce fonds (financé par les taxes sur le tabac et les produits sucrés) ont bien été consommés à un taux élevé en 2023 et 2024, et les 1,2 milliards le seront pareillement… en 2026. « Il faut y aller avec méthode (…). Je veux puiser dans cette réserve dans le budget de 2026 pour des actions de terrain avec le MEE et avec la DJS. C’est en train d’être travaillé par nos services. Et ils vous proposeront le plan au moment où on discutera ensemble » , explique-t-il.

    Représentante du Tavini Huiraatira, Hinamoeura Morgant demande une action plus immédiate. Elle évoque successivement le manque de moyens de la Fédération citoyenne de lutte contre les drogues et la toxicomanie, ses interrogations sur le financement de l’ICPF, et le « couloir de la mort » à l’hôpital. « Il y a des urgences de santé publique, et vous, vous êtes en train de garder cet argent » , dénonce-t-elle.

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    Le plan de prévention pour la période 2026-2031, dit le ministre, sera présenté aux élus d’ici la fin de l’année, en même temps que le schéma d’organisation sanitaire. Et c’est bien le problème, pointe Nicole Sanquer, anticipant le vote du dispositif Arata’i Ora, créant le statut des guides de prévention et de promotion de la santé, dont elle craint qu’il ne soit financé sur le budget du Pays. « On ne connaît pas votre plan de prévention, tout comme on ne connaît pas votre schéma d’organisation sanitaire, puisque tout sera fait en fin d’année pour le budget 2026 (…) On est bien sur le fonds de la prévention sanitaire et sociale. Alors moi, je pense, Monsieur le ministre, que s’il n’y a pas assez de consommation, c’est parce que la direction de la santé qui gère ce fonds n’a pas le temps de gérer ce fonds » .

    « S’il y a trop d’argent dans ce fonds, il faut baisser (les taxes), ajoute-t-elle. Je pense qu’il y a d’autres besoins ailleurs. C’est inaudible de voir les urgences du terrain, des associations qui n’arrêtent pas de faire du bénévolat, de prendre des risques » .

    Quoiqu’il en soit, la session a été suspendue à 18h, le Haut-Commissariat organisant la soirée de départ d’Éric Spitz, remplacé par Alexandre Rochatte à partir du 1er septembre.

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