À quelques semaines des élections municipales de 2026, à Taiarapu-Est, les attentes des habitants sont claires : ils veulent des élus capables d’anticiper l’avenir.
Principal sujet évoqué par la population : le développement et l’organisation décentralisée de la Presqu’Île. Maeva, habitante de la commune, souligne la mutation profonde qui s’annonce. « Il va y avoir une pression démographique, une réorganisation du territoire, des enjeux sociaux. Ce sont des réalités avec des projets concrets qu’il faudra proposer », observe-t-elle.
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Dans son plan Taravao 2037, le gouvernement imagine une ville dynamique, et s’attèle à attirer de nouveaux habitants. Un problème revient déjà dans toutes les bouches : le trafic saturé vers la zone urbaine. Pour Jordan, le salut passera par une autonomie économique renforcée. « Aujourd’hui c’est très compliqué de se rendre en ville. On ne va pas pouvoir construire toujours plus de routes donc il faut ramener de l’emploi et des services à la Presqu’île », analyse-t-il. Limiter les déplacements domicile-travail en créant de l’activité sur place est devenu, pour beaucoup, l’enjeu majeur du mandat à venir.
L’eau potable, arlésienne du scrutin ?
Autre priorité absolue : l’accès à l’eau potable. Ce dossier, repoussé à plusieurs reprises, est désormais au cœur des exigences citoyennes. Jordan ne cache pas son impatience : « En 2026 on devrait tous avoir de l’eau potable partout ça devrait être le numéro 1 dans toutes les communes », martèle-t-il.
Au-delà de l’eau, c’est tout le cadre de vie qui est scruté. Aménagements, parcs publics, espaces pour les familles et les sportifs manquent cruellement à l’appel, selon les résidents. « À la Presqu’île il n’y a vraiment pas beaucoup d’infrastructures je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau-là », déplore encore Jordan.
Pour se prémunir contre l’exil de ses jeunes, les habitants demandent plus de prévention, d’écoute des élus, et plus concrètement des infrastructures de loisirs à leur endroit. « Il faut faire plus attention aux jeunes. Il leur faut plus de prévention dans les écoles, et des lieux pour qu’ils puissent s’amuser », conclut Tagi.



