La victime, jeune adulte aujourd’hui, a déposé plainte pour une agression sexuelle. Lors de son entretien avec une psychologue, elle a aussi révélé avoir déjà subi des attouchements durant son enfance.
Entre 2012 et 2014, son voisin, grand-père de l’un de ses amis, s’en est en effet pris à elle lorsqu’elle venait jouer à son domicile.
L’homme lui a imposé des caresses, lui a fait toucher son sexe, en feuilletant avec elle une revue pornographique. Les agressions ont cessé à ses 8 ans quand elle a décidé de ne plus se rendre chez son voisin.
A l’audience, qui se déroulait à huis clos partiel, ce mardi, le sexagénaire a reconnu les faits. « C’est entièrement ma faute », a soufflé le vieil homme qui, selon l’expert psychiatre, présente une « dangerosité criminologique ».
« Durant toute son enfance elle a dû supporter ce traumatisme. Il a provoqué chez elle un certain nombre de questionnements. Elle ne se sentait plus fille (…) Elle avait 6 ans. A 6 ans, on ne sait pas ce qu’est le sexe », a déploré l’avocate de la victime, Me Kari Lee Armour-Lazzari.
Dans ses réquisitions, le procureur a martelé que le prévenu n’avait pas agis par « pulsion » : « ça s’est passé plusieurs fois. Ça s’est répété ».
Le sexagénaire, au casier judiciaire vierge jusqu’ici, a été condamné à 4 ans de prison avec sursis probatoire comprenant une obligation de soins. Il devra aussi verser des dommages et intérêts à sa jeune victime.



