Un an avec sursis pour des violences sur sa compagne qui a quitté la Polynésie pour se “sauver”

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Un ancien militaire a été condamné, ce mardi, à 12 mois de prison avec sursis pour avoir violenté sa compagne, enceinte de 3 mois au moment des faits. Le couple était dans la tourmente, elle souhaitant revenir vivre dans l’Hexagone, ce à quoi lui s’opposait fermement : “Ce n’est pas un pays où je me sens vivre. Je n’y arrive pas”. La victime a depuis quitté la Polynésie “pour se sauver et sauver ses enfants”.

En juillet de l’année dernière, cet homme de 37 ayant servi dans les commandos de l’Armée dans ses jeunes années, selon ses dires, s’est emporté contre sa compagne, alors enceinte de 3 mois.

Le couple avait passé une après-midi au PK 18, où lui avait bu quelques bières, ce qui n’était pas du goût de la jeune femme. Elle lui a proposé de le laisser sur place et de revenir un peu plus tard le chercher. Et le ton est monté.

Dans la voiture, alors qu’elle conduisait, le trentenaire, massif, a vu rouge. Il a donné un coup de pied dans le siège de sa conjointe dont le visage a violemment heurté le volant. Il l’a aussi couverte d’injures.

Dans la voiture, elle m’a dit : ‘quand on arrive à l’appartement, tu prends tes affaires et tu te casses. J’ai regardé ma fille et j’ai vu tous les moments difficiles. Ça m’a fait vriller”, a-t-il raconté à la barre.

Car l’ancien militaire a expliqué vivre des moments difficiles depuis la naissance de leur premier enfant, “un bébé hors norme” qui “ne dormait pas”.

Et, selon lui, sa compagne avait émis le souhait de retourner vivre en France. Chose impensable à ses yeux : “Ce n’est pas un pays où je me sens vivre (…) Pour moi, c’était catégorique : ‘j’y vais pas’. Elle m’a dit qu’elle irait avec les enfants”.

J’ai fait énormément d’efforts dans notre vie de couple”, a-t-il encore assuré alors que sa compagne semblait lui reprocher ses excès. “Je suis un fêtard. Je suis un Polynésien. On aime faire la fête (…) Vendredi, c’est canettes de bière”, a-t-il cru bon d’ajouter avant de préciser qu’il avait aujourd’hui signé à la Croix Bleue “pour 10 ans”.

Après l’épisode de violences, la mère de ses enfants a préféré regagner l’Hexagone, faisant une croix sur 8 années de vie en Polynésie. “Elle aurait souhaité être présente pour exprimer sa souffrance mais elle a choisi de quitter Tahiti pour se sauver et sauver ses enfants”, a indiqué son avocate.

Elle a été traumatisée. Elle a eu peur de perdre son bébé. Cela faisait 2 ans qu’elle subissait des violences psychologiques et verbales. Ma cliente a besoin d’être protégée. C’est essentiel pour elle. Elle a toujours peur. Parfois, monsieur ne sait pas se contrôler”, a ajouté la pénaliste.

Le trentenaire s’est, lui, présenté comme un “papa poule” qui a vécu “le déchirement de la séparation” avec ses enfants “comme une maman”: “ça ne va pas dans ma tête. Il ne me reste plus qu’à me mettre la corde autour du cou et c’est réglé”.

 “Elle a quitté le territoire avec l’enfant sans en informer mon client. Ça ne se fait pas. Il à tort à 1000%, mais il doit affronter une situation difficile à vivre”, a enchainé son avocate.

Déjà condamné à 8 reprises, notamment pour des violences, l’homme a finalement écopé de 12 mois de prison avec sursis et d’une obligation de soins.

Le tribunal a également prononcé une interdiction de contact avec son ex-compagne qui a obtenu l’autorité parentale exclusive des enfants. Il pourra toutefois conserver des liens avec eux, mais de façon encadrée pour l’instant.

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