Quand Sylvia Tifoun, la présidente de l’association DobHelp, a découvert les images de maltraitance animale qui ont fait le tour de la toile, elle s’est immédiatement mobilisée. Le chien à sauver, c’était Opape, un mâle d’environ cinq ans.
En collaboration avec une association de Moorea, l’amoureuse des animaux a déposé plainte et est parvenue à le sortir de cette situation.
« Il y a une vidéo qui a été virale, qui a fait le buzz, avec une association qui fait beaucoup de buzz sur Moorea, et elle m’a envoyé la vidéo. Ensemble, on a décidé de passer à l’action pour porter plainte. Parce qu’on y voyait Opape, qui était battu dans le lagon, qui criait », se souvient Sylvia.
Opape est aujourd’hui en sécurité. Il a été confié à une famille d’accueil qui prend soin de lui.
« Il a été récupéré par une personne qui le connaissait, qui était son maitre au départ et il est suivi par l’association de Moorea, qui s’en occupe bien, qui procure des soins avec une bénévole et de la nourriture. Il est heureux là où il est. Il est hors de portée des coups de cette personne, c’est ça le principal », souligne sylvia.
Le cas de Opape n’est pas isolé. Et les structures d’accueil sont quant à elles limitées.
« Quand je fais les quartiers, il n’y en a pas un où il n’y a pas la maltraitance animale. Je n’en connais pas ici », dit Sylvia. « Il y a des chiens qui sont attachés toutes leurs vies, qui ne sont jamais détachés, qui ne sont pas nourris, qui ne sont pas soignés. Et c’est pratiquement dans tous les quartiers », déplore-t-elle.
Quant à l’ancienne maîtresse d’Opape, elle devra s’expliquer le 6 mars devant le tribunal.



