En juin 2025, des particuliers avaient contacté l’ARPAP après avoir croisé le chemin de Cassie, une chienne dans « un état pas possible ».
« Elle était maigre, attachée, et ne pouvait pas tenir debout. Elle était sous les intempéries et dans ses excréments avec ses chiots », explique la présidente de l’association, Carole Couturier.
L’ARPAP avait donc alerté les autorités. Des gendarmes, accompagnés d’un vétérinaire, s’étaient rendus dans la foulée chez le propriétaire de l’animal. Et vu son état, ils l’avaient pris avec eux.
« Elle a ensuite été hospitalisée durant plusieurs jours. Elle était bourrée de puces, anémiée et déshydratée », précise Carole Couturier.
Ce jeudi, l’ancien maître de Cassie a comparu devant le tribunal correctionnel pour répondre du chef de « délit d’abandon ». Selon la présidente de l’ARPAP, cet homme a expliqué qu’il « n’avait pas les moyens de s’occuper de sa chienne, qu’il a fait comme il a pu ».
« Pour moi, ce n’est pas un argument », balaie Carole Couturier, « on ne prend pas un animal si on n’a pas les moyens de s’en occuper a minima ».
L’homme a été condamné à 2 mois de prison avec sursis, à rembourser une partie des frais de vétérinaire, ainsi qu’à verser 50 000 francs de dommages et intérêts à l’association qui s’était constituée partie civile.
« Mais ce qui est primordial pour moi, c’est que le tribunal a aussi prononcé une interdiction à vie de détenir un animal. Nous veillerons avec les bénévoles à ce que cette interdiction soit respectée », prévient Carole Couturier.
Aujourd’hui, Cassie a été accueillie dans une nouvelle famille et se porte bien. Elle pesait à peine 13 kilos lorsqu’elle avait été récupérée. Son poids a doublé aujourd’hui.



