Le chantier de la demeure royale de Joinville Pomare devrait se poursuivre à Miri. Les SCI Delano, qui commercialisent les parcelles, n’ont pas obtenu l’expulsion de la tête couronnée. Le juge des référés les a déboutées de leur demande, mais a aussi estimé qu’il était incompétent, les invitant à saisir la cour d’appel.
Pour Me Marie Eftimie-Spitz, l’avocate des sociétés de l’homme d’affaires Thierry Barbion, le magistrat a préféré botter en touche. Mais rien n’est perdu selon elle : « Le juge des référés ne veut pas prendre la responsabilité de prendre une décision d’expulsion à l’égard de monsieur Pomare, il préfère que ce soit la cour d’appel qu’il le fasse. D’une manière ou d’une autre, la cour d’appel sera saisie, c’est tout ».
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Pour la partie adverse, un appel ne devrait pas changer les choses. Car elle affirme que les SCI Delano ne pourront pas prouver qu’elles sont bien propriétaires des lots. « S’ils vont devant la cour d’appel, je vois mal la cour d’appel faire droit à leur demande, parce qu’il faut d’abord rechercher si elles sont propriétaires, or, elles ne le sont pas » explique Me James Lau, avocat de Joinville Pomare.
L’avocate de sociétés du promoteur martèle pourtant l’inverse : « Il y a toujours aucun problème. Tous les propriétaires de Miri ont des titres transcrits aux hypothèques et personne n’a jamais demandé l’annulation d’aucun de ces titres ».
À l’heure actuelle, en tous les cas, la question de la propriété des parcelles de Miri n’a pas encore été définitivement tranchée par la justice.



