Accident mortel à Afareaitu : sans permis, le conducteur s’était caché dans le cimetière

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Ce mardi, le tribunal correctionnel a condamné un trentenaire, rescapé d'un accident de la route survenu en février 2025 à Afareaitu, ayant coûté la vie à un pompier de 27 ans. Sous l'emprise d'alcool et de paka, roulant sans permis, il avait quitté les lieux à pieds, sans porter assistance aux victimes.

Un homme de 34 ans comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel pour non-assistance à personne en danger, à la suite d’un accident de la route survenu à Afareaitu, à Moorea, le 22 février 2025.

Les faits s’étaient déroulés vers 2 heures du matin. Le conducteur avait passé la soirée dans une pizzeria avec deux amis, ses passagers lors de l’accident. Les versions divergent quant aux quantités d’alcool consommées. S’il évoque « 2 pichets » de 1,5 litre de bière partagés à trois et assure avoir cessé de boire en fin de soirée, il ne conteste pas qu’il était en état d’ébriété au moment de prendre la route. Il reconnaît aussi avoir fumé une pipette de paka, l’après-midi.

L’autre conducteur, un pompier local de 27 ans, était fortement alcoolisé (2,55 g d’alcool par litre de sang). C’est ce dernier qui avait dévié de sa trajectoire. Les deux véhicules s’étaient percutés de face. En arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée des secours, le jeune homme n’avait pas pu être réanimé malgré les tentatives.

Le prévenu, qui conduisait sans permis, n’avait été que légèrement blessé. Il était parti à pieds, et s’était « caché au cimetière » pendant une journée avant de rentrer chez lui, où les gendarmes l’avaient cueilli, en stop. Ses deux passagers s’en étaient moins bien sortis. L’un, « complètement déboussolé » était péniblement rentré chez lui, à 1km du lieu de l’accident, avant d’être évasané vers le CHPF. L’autre occupant, enfin, était resté coincé à l’arrière du véhicule, le bassin fracturé. Il s’en était tiré avec 50 jours d’incapacité totale de travail.

Le conducteur, déjà condamné pour défaut de permis en 2016, assure au tribunal qu’il va « (s)’inscrire à l’auto-école et passer (son) permis de conduire« . Le président du tribunal lui demande comment il compte s’y prendre, l’intéressé ne sachant pas lire. Ce dernier ne répond pas.

Le parquet requiert une peine de trois ans de prison, dont deux assortis d’un sursis probatoire, avec obligation de soins liés à l’alcool et indemnisation des victimes.

Le tribunal l’a finalement condamné à deux ans de prison assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. Il devra obligatoirement passer le permis de conduire, et dédommager les victimes.

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