Rimatara : un homme condamné à 34 mois de prison pour agression sexuelle en récidive

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Déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits d'intrusion au domicile, d'exhibition et d'atteintes sexuelles, un homme de 49 ans originaire de Rimatara a comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel. Dans la nuit du 22 au 23 février dernier, il s’était introduit dans la chambre d’une jeune mère qui dormait avec son bébé pour lui toucher les jambes.

L’homme âgé de 49 ans, déjà condamné à plusieurs reprises pour des délits d’ordre sexuels, a comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel. Cette fois, il est poursuivi pour agression sexuelle en état de récidive à Rimatara, dans la nuit du 22 au 23 février 2026.

Cette nuit-là, vers deux heures du matin, une jeune femme dort dans son lit avec son nourrisson de trois mois. Sous le même toit dorment également la belle-mère et son ex-concubin.

La jeune maman raconte avoir été réveillée par une sensation étrange. Quelqu’un tire sur son paréo. Elle sent quelque chose toucher son mollet. Pensant d’abord à un cafard, elle ouvre les yeux et distingue l’ex-compagnon de sa belle-mère accroupi au pied du lit. Interpellé, l’homme tente de se justifier. Il affirme que c’est le chat qui a tiré le pareo.

Chassé, il reste ensuite un moment devant la chambre avant de se rendre sur la terrasse, où il finit par se coucher. À la barre, il déclare n’avoir « aucune idée » de la raison pour laquelle il est jugé et ne souhaite pas s’exprimer davantage.

En mai 2025, il a déjà été condamné à dix mois de prison pour agression sexuelle. Une affaire qui fait suite à une précédente condamnation en 2022 pour des faits similaires : lors de l’enquête, la belle-mère avait affirmé que l’homme « aim(ait) bien regarder les femmes par les fenêtres« . Quatre femmes avaient porté plainte : l’une avait été réveillée alors qu’il était monté sur elle pendant son sommeil et lui retirait sa culotte ; une autre l’avait surpris en train de se masturber en la regardant.

Malgré ces condamnations, le prévenu conteste. Il affirme qu’il n’ « aime pas regarder les femmes » .

L’expert psychiatre l’ayant examiné décrit un comportement « opportuniste » . Selon lui, l’homme cède à ses pulsions lorsqu’une occasion se présente et présente un « potentiel de récidive » . Le spécialiste estime toutefois qu’un suivi psychiatrique n’est pas nécessaire, et suggère plutôt une mesure de… castration chimique afin de tempérer ses envies.

Une analyse jugée peu éclairante par l’avocat du prévenu, Me Fromaigeat. Le conseil plaide pour une peine de prison mesurée et appelle à une forme de « pause » pour les habitants de Rimatara, qui gèrent l’homme au quotidien.

Le tribunal a finalement condamné l’homme à deux ans de prison, plus dix mois de révocation de sursis probatoire, soit 34 mois de prison au total.

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