Naufrage au large de Maupiti : 14 heures de vols, 7 500 km parcourus et 3 vies sauvées

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L’opération pour porter assistance à 3 personnes naufragées sur leur voilier au large de Maupiti a nécessité le déploiement d’importants moyens. Le Falcon 50 et son équipage ont notamment effectué 14 heures de vol et ont parcouru 7 500 kilomètres. Mais les 3 personnes ont pu être secourues et font route vers la Nouvelle-Zélande à bord d’un navire qui s’est dérouté pour leur porter assistance.

Ce mercredi, le JRCC a reçu un signal de balise de détresse d’un voilier qui se trouvait à près de 500 kilomètres de Maupiti, comme le rapportait TNTV, ce jeudi.

Le Centre de secours en mer a immédiatement déclenché le Falcon 50 et son équipage qui ont « pu localiser rapidement un catamaran qui avait chaviré avec trois personnes à son bord », indique le haut-commissariat.

« Deux personnes se tenaient sur l’épave retournée, et une troisième se trouvait à bord d’un canot de survie dégonflé et prenant l’eau », ajoute celui-ci.

L’équipa du Falcon a alors « largué un kit de survie comprenant un radeau de survie auto gonflant surmonté d’une tente de protection, des vivres, de l’eau, des lampes et des équipements de sécurité ».

« La zone du sinistre étant hors de portée des moyens héliportés, un treuillage des victimes n’était pas possible. Le JRCC Tahiti a alors demandé au bateau le plus proche du lieu du sinistre, un navire de commerce battant pavillon des Bahamas, qui se situait alors à environ 13 heures de navigation, de se dérouter afin de porter assistance aux trois naufragés », précise le haut-commissariat.

« Dans l’attente de l’arrivée sur place du bateau dérouté, le Falcon des FAPF est retourné sur la zone du sinistre, afin de relocaliser le radeau qui était à la dérive. Ce deuxième survol a ainsi permis de transmettre au navire qui était en route pour porter assistance des informations parfaitement actualisées sur la position du navire. Cet autre survol, de nuit, avait également pour objectif de rassurer les naufragés en leur faisant des signaux, pour les encourager et les aider à lutter », ajoutent les services du représentant de l’Etat.

« Dès que la situation l’a permis, le JRCC Tahiti a organisé une téléconférence médicale (…) Cet échange a permis d’établir un bilan précis de l’état de santé des naufragés et d’évaluer la nécessité d’une éventuelle évacuation médicale pour l’un d’entre eux, blessé lors du naufrage ».

« L’état de santé des trois rescapés a été jugé satisfaisant et le navire a pu reprendre sa route vers la Nouvelle-Zélande, où les naufragés seront débarqués et pris en charge par les autorités compétentes ».

« Afin d’éviter un sur-accident lié à la présence de l’épave du catamaran, un avis urgent aux navigateurs a été diffusé par le JRCC Tahiti afin de signaler un danger potentiel pour la navigation. En l’absence de possibilité de relocaliser précisément une épave flottant entre deux eaux, il est recommandé aux navires transitant dans la zone de maintenir une veille attentive », prévient le haut-commissaire qui « salue l’engagement exceptionnel, l’efficacité des moyens et le professionnalisme de l’ensemble des personnels du JRCC et des forces armées en Polynésie Française ».

Au total, 12 marins et 3 personnels du JRCC ont été mobilisés pour l’opération. Le Falcon 50 a quant à lui effectué 14 heures de vols sur une distance de 7500 kilomètres.

« Outre l’efficacité de la chaîne de sauvetage mise en place en Polynésie française, cette opération illustre également la solidarité des gens de mer, un navire ayant immédiatement répondu à la demande du JRCC Tahiti en acceptant de se dérouter pour porter secours aux naufragés », conclut le haut-commissariat.

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