C’est une enquête de grande ampleur qui a abouti, le 26 janvier 2026, à un coup de filet spectaculaire en Polynésie française. Selon le communiqué du parquet, 18 personnes ont été interpellées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits présumés de blanchiment aggravé de capitaux.
L’enquête, conduite en 2025 par la Section de Recherches (SR) de la gendarmerie nationale, visait plusieurs membres d’une même famille et leur entourages, qui « vivaient largement au-dessus des moyens qu’ils déclaraient », précise le parquet. Elle avait débuté après la détection d’opérations financières suspectes, notamment des tentatives d’acquisition de terrains à Tahiti et l’achat de véhicules neufs, alors que les personnes concernées « ne disposaient d’aucune activité professionnelle connue ».
Certains mis en cause étaient « défavorablement connus des services judiciaires », en particulier pour des faits similaires liés à l’importation de stupéfiants. Face aux éléments recueillis, une information judiciaire a été ouverte en décembre 2025. Les investigations se sont poursuivies sous l’autorité d’un juge d’instruction, dans le cadre d’une co-saisine confiée à la SR de Papeete et au Groupe interministériel de recherches (GIR), avec l’appui de l’Unité nationale cyber.
L’opération, menée ce lundi avec le soutien de l’Antenne du GIGN, a permis le placement en garde à vue de 18 personnes et l’audition de 40 témoins. Plusieurs biens ont été saisis : camion, véhicules, engins de chantier, jet-ski, bateaux, ainsi que du numéraire pour un montant total de 220 000 000 de Fcfp.
Ce mercredi, huit personnes ont été présentées au juge d’instruction et mises en examen. Six ont été placées sous contrôle judiciaire, deux en détention provisoire. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’origine précise des fonds et l’étendue des faits reprochés.



