Pour la première fois, Tahiti dépasse les 50% d’énergies renouvelables

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Tahiti a franchit un cap dans son histoire énergétique : en 2025, l’île a produit plus d’électricité à partir de sources renouvelables que de moyens thermiques, indique EDT.

Le mix électrique s’établit aujourd’hui à 49% thermique, 33% hydroélectricité et 18% solaire, soit 51% d’énergies renouvelables. Un seuil symbolique qui marque une étape structurante pour l’avenir énergétique du territoire.

L’hydroélectricité, socle historique

L’hydroélectricité, produite par Marama Nui, filiale de Électricité de Tahiti (EDT), représente 33% du mix en 2025.

Le solaire atteint désormais 18%. Cette progression repose à la fois sur le développement des installations photovoltaïques en toiture raccordées au réseau public et sur les fermes solaires de l’Appel à projets « Tranche 1 », mises en service fin 2024. Elles ont été développées notamment par Ito Nui, filiale du groupe ENGIE en Polynésie, ainsi que par Mana Solar et Mahana O Hiupe.

En tant que gestionnaire du réseau, EDT assure l’intégration en temps réel de l’ensemble des productions et veille à l’équilibre permanent entre production et consommation, sous la responsabilité de la TEP.

Deux nouvelles centrales en préparation

La dynamique doit se poursuivre dans le cadre de l’Appel à projets « Tranche 2 », qui prévoit quatre nouvelles fermes solaires, dont deux portées par Ito Nui .

À Papara, une centrale de 5 MWc, associée à un stockage de 7,5 MWh, produira environ 7 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 2 000 foyers polynésiens. Le projet sera mené en coactivité avec un élevage caprin existant.

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À Puurai, sur le site du siège d’EDT, une centrale photovoltaïque de 1 MWc, couplée à un stockage de 1,5 MWh, devrait produire environ 1,5 GWh par an.

Le dépassement du seuil des 50% constitue une avancée majeure. Mais cet équilibre reste sensible à l’évolution des usages. Une hausse significative de la consommation, sans optimisation, pourrait accroître le recours aux moyens thermiques.

La transition énergétique repose donc sur un double levier : poursuivre le développement des capacités renouvelables et maîtriser la demande.

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