Les nouvelles technologies au service des fonds marins

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Au village To’a ce mercredi, une vingtaine d’exposants ont partagé leurs actions sur le terrain pour protéger le récif et les fonds marins. L’occasion pour le public de découvrir les nouvelles technologies au service de la recherche.

La beauté du lagon vue du ciel, avant de plonger sous les eaux : une immersion en 360 degrés, comme si on y était. Voilà ce qu’on voit derrière les masques de réalité virtuelle proposés au Village Toa ce mercredi. « On voit plein de coraux et on nous montre ce que c’est. On montre aussi le récif. C’est très bien fait », admet Wilkin, élève de CM2, masque sur les yeux.

Pour l’association Tamari’i no te Moana, c’est la meilleure manière de capter l’attention des élèves.

« Principalement, on fait de la sensibilisation scolaire, et on essaye de développer des outils qui soient le plus parlant pour les enfants, explique Bastien Allegret, président de l’association Tamari’i no te Moana. On s’est dit que juste voir une vidéo sur un vidéoprojecteur, c’était bien, mais pas assez captivant pour les enfants. Donc, on est parti sur tourner une vidéo en 360 directement dans le lagon avec un prestataire, et coup monter après pour ensuite mettre sur un casque VR, pour que les enfants puissent directement être immergés dans le corail. »

Apprendre en s’amusant, avec des quiz par exemple, pour découvrir des objets hors du commun. « C’est très rigolo parce qu’il y a beaucoup de gens qui pensent que c’est un sous-marin, que c’est une caméra, que c’est une bouteille de plongée, raconte Clémentine Séguigne, fondatrice l’IREMP (Institut pour la Recherche sur les Ecosystèmes Mésophotiques et Profonds). Les gens ne connaissent pas les équipements qui sont nécessaires à la plongée profonde qui, aujourd’hui, sont utilisés dans les cadres scientifiques.  »

L’objet en question est en fait un scooter sous-marin. « Notre association, l’IREMP, est chargée de l’étude des milieux mésophotiques et profonds. Ça veut dire tout ce qui est à plus de 50 mètres de profondeur. Pour ça, on va avoir des outils de plongée un peu particuliers. On va par exemple utiliser des recycleurs qui nous permettent de recycler le gaz expiré et de rester très longtemps sous l’eau pour pouvoir travailler. Et on utilise aussi cette petite machine qui est un scooter sous-marin. Le scooter sous-marin, c’est vraiment fantastique. C’est un outil d’exploration unique puisque ça nous permet, en un temps limité dans les grandes profondeurs, d’explorer le maximum de zones possibles pour pouvoir travailler. »

Gagner du temps grâce aux nouvelles technologies, c’est aussi ce que cherche le Criobe de Moorea dans son suivi des récifs.

« Ce qui est assez nouveau, maintenant, dans le labo, c’est l’utilisation de l’intelligence artificielle, indique Yannick Chancerelle, ingénieur. Parce qu’on fait aussi beaucoup de photos fixes. Et sur les photos fixes, on compte le nombre de coraux qu’il y a, et on obtient des recouvrements coralliens. »

Une technologie qui fait gagner du temps aux scientifiques. « Parce que le travail de mission, par exemple, pour deux jours de mission, derrière, il y a un jour ou deux de travail sur l’ordinateur pour sortir les données. Avec l’IA, au lieu de deux jours, d’un jour, c’est une heure. »

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