En juin dernier, à l’ouverture de la conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc), le président de la Moetai Brotherson a officiellement fait l’annonce du passage de notre ZEE en aire marine protégée. Une décision qui avait fait des remous, notamment du côté des pêcheurs.
La ZEE de la Polynésie française, d’une superficie de plus de 4,5 millions km², a été classée en aire marine gérée (AMG), catégorie VI du Code de l’environnement en 2018. En 2020, puis en 2023, son plan de gestion a été approuvé pour une durée de 14 ans.
Une révision complète de cet arrêté a été prévue dans le but d’afficher des objectifs de préservation et de conservation pour l’aire, baptisée Tainui Atea.
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Les grandes mesures prévues comprennent un ensemble d’interdictions et de régulations avec notamment une interdiction stricte de toute forme d’exploitation des ressources minérales, une prohibition de détenir ou d’abandonner des DCP dérivants et de certaines activités de pêches, un renforcement des règles de biosécurité maritime ou encore l’introduction de nouvelles obligations telles que la transmission obligatoire de données environnementales. Des espaces complémentaires de zones à protection forte sont également créés.
Ce mercredi à l’assemblée de la Polynésie, le projet de délibération a été adopté à 51 voix pour et 4 abstentions.