Le territoire maritime de la Polynésie française, vaste de 4,4 millions de km², reste sous haute surveillance. En 2025, le Centre maritime commun a multiplié les interventions sur tous les fronts.
1,8 tonne de drogue saisie aux Marquises
L’image forte de l’année reste la saisie spectaculaire opérée en juillet 2025 dans l’archipel des Marquises. À bord d’un voilier en escale, les douanes et les forces armées ont mis la main sur plus de 1,6 tonne de cocaïne et 230 kg de méthamphétamine (ice). Bien que ces produits ne soient pas toujours destinés au marché local, cette opération confirme que la Polynésie reste une zone de transit majeure sous surveillance constante.
Le JRCC sur tous les fronts : 293 vies sauvées
Sur le plan humain, le Joint Rescue Coordination Center (JRCC) Tahiti n’a pas chômé avec 533 opérations de secours coordonnées. Ces missions ont permis de porter assistance à 293 personnes, comme lors du sauvetage de trois naufragés aux Marquises en mai ou celui d’un habitant d’Apataki retrouvé après 40 heures de dérive en septembre. Le bilan est toutefois endeuillé par 12 disparitions ou décès en mer.

La ZEE, un sanctuaire jalousement gardé
2025 marque également un tournant écologique avec la création de « Tainui Atea », faisant de l’intégralité de la ZEE polynésienne la plus grande aire marine protégée au monde. Côté ressources, le bilan confirme une nouvelle fois l’étanchéité de nos frontières maritimes : sur 380 navires contrôlés, aucun pêcheur étranger n’a été identifié en infraction de pêche illicite.
Vers de nouveaux moyens en 2026
Pour maintenir cette pression, l’État continue de moderniser ses outils. Un second avion Falcon 50 « Triton » est attendu au premier trimestre 2026 pour renforcer les capacités de surveillance. Le Haut-commissaire a également annoncé la création d’une « Escouade de réserve côtière » pour l’été 2026, un renfort supplémentaire pour protéger les eaux du Fenua avant les grandes échéances, notamment les Jeux du Pacifique de 2027



