Rareté du foncier, prix élevés, marché sous tension, l’accession à la propriété reste compliquée pour une majorité de ménages polynésiens.
Certains investisseurs regardent donc vers les États-Unis pour acheter. Au Salon, cette agence immobilière propose des biens à la vente à Détroit ou Cleveland. Des maisons d’un prix entre 8 et 12 millions de francs. Car dans ces villes, les tarifs ont chuté après la crise des subprimes en 2008.
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« Il y a pas mal de villes ou d’états où les prix sont remontés évidemment, mais on trouve encore beaucoup de villas pas très chères dans certaines villes. Non seulement les villas ne sont pas très chères, mais en plus il y a de l’activité économique, il y a de l’emploi. Donc les maisons ne sont pas chères, mais on a des locataires, et on a de la rentabilité », assure Pierre Chanloup, agent commercial
Mais ces villes restent marquées par un passé économique difficile. Diversifier ses investissements à l’étranger nécessite de bien connaitre le marché, d’accepter le risque et de comprendre la fiscalité américaine.
Autre marché américain ciblé : Las Vegas. Une ville qui séduit pour de l’investissement locatif.
« Ce n’est pas forcément plus simple, mais ça permet d’accéder à un bien qu’on n’a pas ici. Aujourd’hui, si vous voulez acheter un bien, pour le moindre studio on va être entre 20 et 25 millions de francs. Alors qu’à Las Vegas, je vais avoir un F2 dans une résidence avec piscine, tennis et éventuellement une salle de squash et des services », souligne Eric Fagon, conseiller immobilier et financement.
Plus près du fenua, la Nouvelle-Zélande attire aussi. Cette agence vend en moyenne une trentaine de biens par an. Les prix démarrent autour de 10 à 12 millions de francs pour certains appartements. Mais le marché est restreint.
« On ne peut pas acheter ce qu’on veut en Nouvelle-Zélande », explique le gérant de la société, Alexandre Thébault, « on est limité dans nos possibilités d’investissement, mais ce que font nos clients polynésiens, c’est d’investir dans ce qu’on appelle des appartements hôteliers ».
« Ce sont des appartements qui sont confiés en gestion à un opérateur hôtelier qui est locataire de l’appartement et qui s’occupe pour le propriétaire de la gestion, de l’entretien. Et il qui garantit le paiement d’un loyer mensuel indépendant d’ailleurs de l’activité de l’hôtel », ajoute-il.
Un modèle présenté comme “passif”. Mais là aussi, tout dépend de la solidité de l’opérateur hôtelier et des conditions contractuelles.
Investir à l’étranger peut donc être une stratégie de diversification pertinente, mais derrière le rêve d’un placement à l’international, l’investissement présente des risques qui doivent être mesurés.



