Cahiers, trousses, équerres, stylo, crayon à papier… Pour répondre aux besoins de leurs clientèles, les commerçants de Uturoa ont fait le plein. « On est déjà prêts depuis début juillet, confie Vainui Lenoir employée en papeterie. On a fait les rangements, le destockage, et là, on est prêts. »
Pour Ivanui Oldham, employée d’un autre commerce, cette période fait partie « des moments d’affluence, comme Noël. Pas plus, mais ça permet d’avoir du monde ».
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Pour beaucoup, la rentrée, c’est d’abord les yeux rivés sur les étiquettes. Comme les PPN, les PGC, les produits de grandes consommations sont soumis à contrôle et identifiés dans une liste règlementaire. La semaine dernière, le magasin dans lequel travaille Vainui a eu une visite des Affaires économiques. « Ils viennent contrôler pour savoir si on ne triche pas. »
« Il faut savoir que la plupart de nos cahiers ont des prix fixés. Du coup on ne peut pas marger comme on veut dessus », explique quant à elle Ivanui.
L’allocation de rentrée scolaire, l’ARS permet aux parents éligibles, de réduire le coût de leurs achats. Comptez pour un panier moyen entre 6 à 8000 Fcfp. Tout dépend des classes. « Ils ne donnent que 5000 Fcfp d’aide. Tout le reste est à notre charge… Ce n’est pas assez, estime John Chung, un père de famille. Il y a tellement de fournitures. Il vient juste de rentrer en 6e mais je vois qu’il y a plein de choses à acheter. »
Pour l’heure, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour les stocks, mais attention, la rentrée approche.



