Pêche : filets remplis, export à la traîne en 2024

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Malgré une flottille hauturière renforcée et des volumes de captures globalement en hausse, la filière de la pêche locale a fait face à une baisse de la valeur de ses exportations en 2024, selon les chiffres publiés par l'ISPF.

Le bilan de la pêche 2024, publié par l’Institut de la Statistique de la Polynésie française (ISPF), révèle une santé contrastée pour le secteur. Si les filets se remplissent, les revenus tirés de l’exportation marquent le pas, soulignant une dépendance accrue au marché local.

La pêche hauturière reste le pilier de l’économie bleue locale, représentant les deux tiers de la production totale. En 2024, la flottille a atteint 82 thoniers palangriers, renforcée par l’arrivée de quatre nouveaux navires. Une modernisation qui a permis d’atteindre une production de 15 800 tonnes, soit une légère hausse de 0,5 % sur un an. Le thon germon et le thon à nageoires jaunes (Ahi) demeurent les espèces dominantes, même si l’on note une baisse du nombre d’hameçons lâchés (-3 %).

 

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L’exportation à la traîne, le marché local en relais

Le point noir du bilan réside dans le commerce extérieur. La valeur des exportations de produits de la pêche a chuté de 13 % par rapport à 2023, s’établissant à 1,5 milliard de francs. Cette baisse s’explique principalement par une diminution du prix moyen au kilogramme sur les marchés internationaux et une concurrence accrue, note l’ISFP.

À l’inverse, la consommation locale a absorbé une plus grande part de la production, stabilisant le chiffre d’affaires global de la filière grâce à une demande intérieure soutenue.

La pêche côtière, portée par les bonitiers et les poti marara, affiche une production stable de 2 915 tonnes. Stabilité payée au prix d’un effort de pêche plus important, les pêcheurs ayant passé plus de temps en mer pour maintenir leurs volumes.

Du côté de l’aquaculture, le secteur respire à nouveau grâce au rebond de la crevetticulture. Après plusieurs années difficiles, la production de crevettes a progressé de manière significative, profitant de l’amélioration des techniques d’élevage et d’une demande constante de la part de la restauration locale.

Le bilan complet ICI

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