L’escalade du conflit entre l’Iran et l’alliance israélo-américaine a entraîné de fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Cette situation provoque une hausse des coûts logistiques et une forte volatilité du prix du pétrole, le baril de Brent ayant atteint 119,5 dollars le 9 mars. Bien qu’étant repassé sous la barre des 100 dollars toute la journée du 10 mars, la situation reste une préoccupation majeure pour le Pays, dont les approvisionnements en hydrocarbures proviennent principalement de Singapour et de Corée du Sud.
Le Gouvernement rencontre cette semaine les principaux acteurs du secteur pour affiner les informations sur les ravitaillements prévus et en cours, et préciser l’état complet des stocks.
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Selon le Pays, à ce stade, les informations disponibles « sont rassurantes ». Un navire transportant plusieurs millions de litres d’hydrocarbures est actuellement en route vers la Polynésie française et les stocks actuels permettent d’assurer plus de trois mois d’approvisionnement pour les services essentiels, notamment les services de secours, les infrastructures aéroportuaires et les établissements de santé.
Face aux tensions internationales, le Pays souhaite « protéger le pouvoir d’achat des Polynésiens et amortir les effets de la hausse des prix de l’énergie ». Le gouvernement annonce que 4 milliards de Fcfp seront mobilisés dès le premier collectif budgétaire, « afin de prévenir les effets d’une éventuelle augmentation de l’inflation ».
Le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) continuera de jouer son rôle de stabilisation des prix à la pompe assure le Pays. Par ailleurs, le Gouvernement dit rester également « attentif à la vulnérabilité de la compagnie Air Tahiti Nui, particulièrement exposée aux fluctuations du prix du carburant ».



