TNTV : The Avener, bonsoir, et merci d’être sur le plateau de TNTV ce soir. Bienvenue en Polynésie.
The Avener, DJ – producteur : « Merci pour l’invitation. »
TNTV : Vous venez à peine d’enflammer la scène du Zénith à Paris et puis quelques jours après, vous vous êtes envolé pour la Polynésie pour la première fois. C’est quand même plutôt sympa comme programme. Qu’est-ce qui vous a conduit à dire ‘oui, je vais venir jouer en Polynésie place To’ata’ ?
The Avener, DJ – producteur : « Déjà, je pense que la Polynésie, c’est un rêve d’enfant. Je pense que quand on fait ses études en métropole, la première chose qu’on pense quand on dessine un soleil et une île, c’est à Tahiti. Et pour moi, c’est un rêve d’enfant, premièrement. Et puis, il y avait aussi cette volonté de vouloir partager ma musique avec le public polynésien qui m’est cher parce que tout le monde me dit le public polynésien est un public extraordinaire. »
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Vous aviez déjà entendu parler du Tiki Fest ?
« Oui, bien évidemment. Je devais être programmé il y a quelques années, mais il y a eu la période Covid, donc les concerts étaient annulés etc. En tout cas, là, je suis bien là et je suis très, très heureux d’être ici. »
Et vous avez pu visiter un petit peu nos îles ?
« J’ai eu la chance de partir parce que je voyage avec ma maman. C’est son premier grand voyage, elle aussi. Et on a été visité Moorea, qui est une île extraordinaire. Et là, on est revenu sur Tahiti aujourd’hui. On va avoir la chance de peut-être un peu visiter les alentours dès demain. Mais en tout cas, la puissance, l’accueil, la chaleur humaine… sont très étonnantes. D’autant plus qu’on vit des périodes un peu sombres en métropole et ça fait du bien. »
On imagine que le public polynésien a hâte de vous voir jouer vos meilleurs titres. ‘Fade Out Lines’ est un succès mondial qui a propulsé votre carrière. On imagine que vous comptez jouer ce titre samedi soir ?
« Oui, bien évidemment, mais pas que. Je travaille sur un troisième album en ce moment. J’ai été beaucoup en studio ces dernières semaines, en même temps que la tournée. Donc, il y a beaucoup de morceaux que j’ai envie d’essayer. Cela va être un peu des surprises parce que c’est des morceaux que je n’ai jamais joués encore. Et c’est vrai qu’après le Zénith de Paris, venir à Tahiti, pour moi, c’était important. Et puis, il y a une chose qui est assez cool, c’est que j’ai pu écouter pas mal de musiques polynésiennes ces derniers jours pour me familiariser avec la culture musicale locale. Et j’ai préparé quelques petites surprises pour le concert où j’ai retravaillé des anciens morceaux de la culture musicale polynésienne. »
Ça promet du beau spectacle. Derrière votre nom d’artiste, The Avener, il y a Tristan Casara. Vous êtes originaire de Nice et vous vouliez, étant petit, il me semble, devenir astrophysicien. Comment est-ce qu’on passe d’astrophysicien à grand nom de l’électronique ?
« Avec 8 en maths au bac, je pense que derrière, les rêves sont rompus… Moi, j’ai appris la musique classique très tôt. Et puis, vers l’âge de 15-16 ans, j’ai découvert la musique électronique, la musique assistée par ordinateur. Pour moi, c’était une révélation. J’ai pris le virus très, très rapidement. Et j’ai commencé à me produire en tant que DJ dans les discothèques de ma région, tout en faisant de la musique à côté toute la semaine. Jusqu’au jour où il y a eu un morceau qui m’a fait découvrir auprès du public. »
Aujourd’hui, vous faites des tournées dans le monde entier. Nous découvrirons vos influences sur scène samedi soir. Est-ce que vous avez rencontré déjà quelques artistes locaux depuis votre arrivée ? Vous nous préparez des surprises ? Peut-être que ce sera des mix avec des artistes locaux ?
« C’est possible. En tout cas, j’aimerais bien que les Polynésiens soient au rendez-vous parce que j’ai beaucoup travaillé sur ce concert. Et le Tiki Fest, c’est quand même une édition assez spéciale. Je pense qu’il va y avoir quelques petites surprises pendant le concert. J’en dis pas plus. »
Et composer une musique ici en Polynésie avec toutes les influences que l’on a, les vibrations que vous ressentez ?
« Vous savez, j’ai regardé l’océan pendant des heures et des jours. Et je me suis dit que certainement mon prochain album, je le composerai d’ici parce que l’énergie, la puissance, aussi bien dans les terres que sur le côté marin, nous en tant qu’artistes, on est très sensibles à ça. Il y a eu vraiment une connexion, je pense, qui s’est faite dès le premier jour à mon arrivée. Et je pense qu’il y a de grandes chances qu’un de ces quatre, pour un prochain disque, je viendrai m’installer quelques semaines ici pour travailler. »
On a hâte de vous accueillir à nouveau en Polynésie. En attendant, ce sera donc samedi soir que nous pourrons vous écouter danser sur vos morceaux. Merci.
« Merci à vous. Merci pour l’invitation. »



